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Marché : Christine Lagarde ne perturbe pas l'euro

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(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne testait le niveau symbolique des 1,10 dollar, sans oser le toucher pour l'instant. Et ce en dépit des mises en garde de Christine Lagarde qui n'exclut pas totalement le scénario du “Grexit”. A cette l'heure, l'euro grappillait malgré tout 0,09% à 1,0966 dollar, le plus haut de mi-séance étant de 1,0995.

La stabilité était également de mise face au franc suisse et au yen, une avance de 0,39% étant constatée contre le sterling, à 0,7183 livre l'euro.

Encore et toujours, l'éternel dossier grec reste sur la table. “Le gouvernement d'Alexis Tsipras a annoncé tabler sur un accord d'ici dimanche prochain. Pour autant, les démentis et informations contradictoires en provenance des partenaires européens et des créanciers internationaux se font de plus en plus nombreuses. Citons notamment Christine Lagarde, directrice générale du FMI, qui n'exclut pas un 'Grexit' (une sortie de la Grèce de la zone euro, ndlr)”, indiquent ce matin les cambistes de XTB France.

'Dans une interview au journal allemand Frankfurter Allegemeine Zeitung, (Christine Lagarde a indiqué) qu'une sortie de la Grèce de la zone euro était possible, tout en ajoutant que cela ne signifierait probablement pas la fin de la monnaie unique', commentent encore les spécialistes d'Aurel BGC, qui ajoutent : 'il s'agit de la première fois que des officiels de la BCE et du FMI parlent aussi clairement d'un défaut et/ou d'une sortie de la Grèce de la zone euro. C'est la fin d'un tabou !'.

Par la suite, le service de presse du FMI a relativisé ces propos. Et tout cas, ce risque ne semble toujours pas émouvoir les opérateurs.

Economiste chez Saxo banque, Christopher Dembik estime ce matin qu'“une sortie de la Grèce de la zone euro a moins de 25% de chances de se produire puisque les Grecs ne veulent pas que ce scénario se réalise. Selon toute vraisemblance, le pays devrait parvenir à rembourser le FMI le 5 juin en raclant dans les fonds de tiroir'.

Et Saxo Banque d'ajouter : “dans le cas extrême où la Grèce ne parviendrait pas à honorer ce remboursement, il pourrait, en fait, s'agir de la meilleure chose qui soit arrivée au pays depuis le début de l'année. Ce serait une incitation incroyable pour accélérer le temps politique et parvenir à un accord pendant le délai de grâce d'un mois qu'aura la Grèce pour payer le FMI. De nombreux sujets de discorde, comme l'excédent primaire ou encore la hausse de la TVA voulue par les créanciers mais qui va tuer la consommation, pourraient faire l'objet d'un compromis plus rapidement. La Grèce a besoin d'un processus de destruction créatrice pour aller de l'avant.”

En attendant, les opérateurs auront d'importantes statistiques américaines à se mettre sous la dent cet après-midi, notamment la deuxième estimation de la croissance américaine au premier trimestre. Les économistes anticipent en moyenne une révision à la baisse à environ - 1% en rythme annualisé, contre +0,2% en estimation initiale.

Toujours du côté des indicateurs américains, l'indice PMI pour la région de Chicago, puis l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan, tous deux au titre du mois de mai, seront connus en milieu d'après-midi.


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