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Marché : Christian Noyer prône davantage d'économies et de réformes

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PARIS (Reuters) - La France doit s'attaquer vraiment à la réduction de ses dépenses et baisser le nombre de ses fonctionnaires pour redresser des finances publiques très fragiles, estime le gouverneur de la Banque de France.

Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, souligne que la croissance économique du pays reste faible, le chômage élevé, et il regrette que l'âge légal de la retraite ne soit pas relevé, dans un entretien au journal L'Opinion publié jeudi sur internet.

"Il ne faut pas s'illusionner, nous avons encore une croissance faible, avec un chômage élevé et des finances publiques très fragiles", déclare-t-il, après le relèvement, à 0,2%, de la prévision de croissance du PIB au troisième trimestre par la Banque de France.

Sur le plan budgétaire, "l'effort fiscal a eu lieu, il faut maintenant s'attaquer vraiment à la réduction des dépenses publiques", ajoute-t-il.

Le gouvernement a présenté mercredi les grandes lignes du budget 2014 de la France, qui prévoit un effort budgétaire concentré sur les économies pour réduire le déficit public.

Sur les 18 milliards d'euros d'effort prévu, 15 milliards viendront d'une réduction des dépenses par rapport à leur croissance tendancielle et 3 milliards de hausses des prélèvements obligatoires. Concrètement, le budget de l'Etat baissera de 1,5 milliard d'euros par rapport à 2013.

RÉDUIRE LES EFFECTIFS

Le gouvernement a en même temps relevé sa prévision de déficit public pour 2014 à 3,6% du PIB pour tenir compte d'un exercice 2013 nettement moins bon que prévu avec un déficit attendu à 4,1% au lieu des 3,7% prévus.

Pour réduire les dépenses, Christian Noyer estime qu'"il faut aujourd'hui reprendre la réduction des effectifs globaux" des fonctionnaires, arrêtée par François Hollande, contraindre l'évolution des rémunérations et limiter l'indexation sur l'inflation de certaines dépenses sociales.

Pour redresser la compétitivité des entreprises, "il faut alléger les charges liées aux facteurs de production" et "alléger les réglementations fiscale et sociale, la bureaucratie qui étouffe les plus petites entreprises", ajoute-t-il.

A propos de la réforme des retraites présentée par le gouvernement, il juge qu'"augmenter les annuités sans toucher à l'âge légal de départ revient à protéger ceux qui ont aujourd'hui entre 58 et 63 ans, au détriment des jeunes (...). Ce n'est pas le signe d'une société qui privilégie l'avenir".

Il salue en revanche le décalage dans le temps de l'indexation des pensions, "la manière la plus juste de faire contribuer les retraités à l'effort national", invite le gouvernement a compenser comme promis intégralement la hausse des cotisations des entreprises et juge qu'il faudra à terme aligner le taux de CSG des retraités avec celui des actifs.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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