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Marché : Cameron courtise les pays riches pour le budget de l'UE

Marché : Cameron courtise les pays riches pour le budget de l'UEMarché : Cameron courtise les pays riches pour le budget de l'UE

par Peter Griffiths

LONDRES (Reuters) - Le Premier ministre britannique David Cameron espère obtenir le soutien de l'Allemagne et d'autres pays riches d'Europe du Nord dans sa bataille pour le gel des dépenses de l'Union, lors du Conseil européen de jeudi et vendredi.

Le sommet de Bruxelles se penche sur l'épineux dossier du budget 2014-2020, alors que les négociations butent sur l'ampleur des coupes budgétaires, sur le budget des politiques agricole et de cohésion communes, et sur les "rabais" dont bénéficient certains pays membres, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne.

En cas d'accord insatisfaisant, sans économies significatives, le Premier ministre britannique envisage de bloquer un compromis.

"Les dépenses doivent être réduites encore davantage", a déclaré mardi son porte-parole. "Si ça ne bouge pas, alors l'accord ne sera pas faisable."

La Grande-Bretagne travaille "très étroitement avec ses alliés, qui sont dans le même état d'esprit", tels la Suède, les Pays-Bas, le Danemark et l'Allemagne, qui sont "tous d'accord sur le fait que les dépenses doivent être encore réduites", a ajouté le porte-parole.

David Cameron souhaite un gel en termes réels du budget 2014-2020, mieux à même selon lui de refléter le climat difficile que traverse l'Europe, ce qui implique des coupes claires dans le dernière proposition de budget.

Il défend par ailleurs le "rabais" consenti au Royaume-Uni pour sa contribution au budget européen, arraché par Margaret Thatcher en 1984 et qui équivaut à 3 milliards de livres (3,46 milliards d'euros) par an.

GEL DES DÉPENSES

En novembre, les dirigeants de l'UE n'étaient pas parvenus à s'entendre lors d'une première rencontre, au cours de laquelle le président du Conseil européen Herman Van Rompuy avait proposé un budget de 1.000 milliards d'euros.

A l'époque, David Cameron avait accusé l'Union européenne de "vivre dans un univers parallèle", estimant que des économies pouvaient être faites dans le secteur administratif et agricole, ainsi que dans le financement des régions les plus défavorisées.

Le dirigeant britannique participe par ailleurs jeudi à son premier Conseil européen depuis qu'il s'est engagé, le 23 janvier, à demander aux Britanniques de se prononcer par référendum sur le maintien de leur pays dans l'UE après une renégociation des conditions de leur appartenance, s'il gagne les élections législatives prévues au plus tard en 2015.

Sa décision avait alors suscité les critiques de ses partenaires européens. Pour éviter d'apparaître isolé à Bruxelles, David Cameron s'est entretenu dimanche par téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Selon une source française proche des négociations, la chancelière allemande serait peu disposée à se fâcher avec Londres, au moment où des incertitudes pèsent sur son avenir dans l'Union.

"Les Allemands sont assez flexibles sur beaucoup de points mais ils ont à coeur d'associer la Grande-Bretagne", a déclaré la source.

Si Angela Merkel s'est gardée de toute critique publique après la décision de David Cameron d'organiser un référendum sur le maintien de son pays dans l'UE, son ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle a estimé de son côté que "picorer à la carte n'(était) pas une option".

Avec Paul Taylor, Hélène Duvigneau pour le service français

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