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Marché : Bon démarrage du secteur privé dans la zone euro au 2e trimestre

Marché : Bon démarrage du secteur privé dans la zone euro au 2e trimestreMarché : Bon démarrage du secteur privé dans la zone euro au 2e trimestre

par Jonathan Cable

LONDRES (Reuters) - Le secteur privé de la zone euro a entamé le deuxième trimestre sur d'excellentes bases, les plus solides en trois ans, même si l'amélioration du niveau des commandes nouvelles semble surtout lié à la baisse des prix proposées par les entreprises, montrent les estimations flash des enquêtes Markit publiées mercredi.

Dans les seuls services, l'amélioration est supérieure à l'ensemble des prévisions livrées par les 36 économistes interrogés par Reuters.

"L'Eurozone entame le deuxième trimestre 2014 sur des bases solides. La croissance de l'activité globale s'accélère en avril, la région affichant son plus fort taux d'expansion depuis près de trois ans", commente Chris Williamson, chef économiste de Markit.

"Les dernières données PMI permettent de miser sur une croissance du PIB de 0,5 % au deuxième trimestre, s'inscrivant dans le prolongement de la hausse de 0,4 % enregistrée au premier trimestre."

Dans le détail, certains éléments sont toutefois de nature à inquiéter les responsables de la politique monétaire de la zone euro qui cherchent à éviter que le bloc ne sombre en déflation.

L'enquête montre en effet que les entreprises ont réduit leurs prix pour le 29e mois d'affilée et que ces diminutions se sont encore accélérées en mars.

L'inflation en zone euro est tombée le mois dernier à 0,5%, s'installant sous 1% pour le sixième mois consécutif dans ce que le président de la Banque centrale européenne a qualifié de "zone de danger".

"L'évolution des prix reste le principal sujet de préoccupation. En effet, les prix de vente qui, malgré la reprise de l'activité, enregistrent leur plus fort repli depuis août 2013, font redouter un renforcement des pressions déflationnistes et une réaction concrète de la BCE à la récente appréciation du taux de change", souligne Chris Williamson.

LA FRANCE RESTE PRÉOCCUPANTE

Après avoir ramené son principal taux directeur à un niveau proche de zéro, prêté aux banques plus de 1.000 milliards d'euros à des taux dérisoires, la BCE a maintenu sa politique monétaire début avril, tout en ouvrant la porte à la mise en place de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif pour soutenir l'activité.

L'indice PMI publié mercredi semble toutefois indiquer qu'il ne sera pas forcément nécessaire de soutenir l'économie. Le composite, reflet de l'activité dans les services et dans le secteur manufacturier, a atteint 54,0 en avril, son plus haut niveau depuis mai 2011, contre 53,1 en février, restant pour le 10e mois d'affilée au dessus de la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction.

Au delà de la question de l'inflation, les observateurs pourraient trouver un motif d'inquiétude à la lecture des résultats de l'enquête réalisée en France.

S'ils témoignent d'un deuxième mois de croissance de l'activité dans le privé, ils montrent toutefois un ralentissement par rapport à mars. L'indice composite de l'activité a diminué à 50,5 après 51,8.

"Le reprise du secteur privé français amorcée en mars s'essouffle en avril. Le ralentissement de la hausse de l'activité reflète le coup d'arrêt subi par la croissance des nouvelles affaires – associée par les entreprises interrogées à une certaine frilosité de la part de leurs clients – tandis que la contraction de l'emploi s'accélère au cours du mois", relève Jack Kennedy, économiste senior chez Markit.

"A moins d'un redressement notable de la confiance, la conjoncture économique française devrait rester fragile au cours des prochains mois."

En Allemagne, au contraire, l'embellie se confirme et l'activité a progressé à un rythme supérieur aux attentes.

L'indice composite, qui regroupe les services et le secteur manufacturier de la première économie de la zone euro, a atteint 56,3 après 54,3 en mars. C'est son douzième mois consécutif au dessus du seuil des 50.

(Alexandra Hudson à Berlin, avec la contribution de Yann Le Guernigou, Nicolas Delame pour le service français, édité par Véronique Tison)

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