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Marché : Barclays supprime 3.700 emplois et espère changer d'image

Marché : Barclays annonce un plan d'économies, 3.700 emplois supprimésMarché : Barclays annonce un plan d'économies, 3.700 emplois supprimés

par Steve Slater

LONDRES (Reuters) - Barclays a annoncé mardi la suppression d'au moins 3.700 emplois et une réduction du périmètre de ses activités de banque d'investissement, dans le cadre d'un plan de restructuration qui prévoit des économies annuelles de 1,7 milliard de livres (2,0 milliards d'euros).

Avec ce plan, qui constitue l'amorce d'une réorientation stratégique, le nouveau directeur général de la banque britannique, Anthony Jenkins, espère convaincre le grand public et les investisseurs qu'il peut faire repartir de bon pied un groupe empêtré dans une série de scandales.

"Barclays se transforme. Il n'y aura pas de retour vers les vieilles méthodes. Nous avons compris, nous changeons notre manière de fonctionner, nous changeons notre manière de faire des affaires et également le genre d'affaires que nous traitons", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

A la Bourse de Londres, les annonces de Barclays sont bien accueillies. L'action avançait de 6,7% à 321,70 pence vers 13h10 GMT, tandis que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes progressait de 1%.

En juin 2012, Barclays a été la première banque à se voir infliger une amende - de 455 millions de dollars (340 millions d'euros environ) - pour manipulation des taux Libor, les taux interbancaires servant de référence à de multiples opérations financières quotidiennes de par le monde. Depuis, UBS et Royal Bank of Scotland ont également écopé d'amendes dans ce dossier et d'autres pourraient suivre.

Par ailleurs, comme les autres banques britanniques, Barclays risque de devoir indemniser des clients lésés par des pratiques de commercialisation contestables de certains produits. A cet effet, la banque a récemment augmenté le montant de ses provisions pour faire face à de potentielles nouvelles amendes, pour le porter à un total de près de 3,45 milliards de livres.

BAISSE DE 17% DES BONUS

"Croyez-moi, je comprends que l'on soit cynique ou sceptique, mais on ne construit rien sur du cynisme et du scepticisme. Il nous faudra des années avant que les gens aient une autre image de nous. Mais cela ne me fait pas du tout peur", a déclaré Antony Jenkins, interrogé par la BBC.

Pour convaincre les sceptiques, Barclays a réduit le montant des bonus distribués, arrêté le trading de matières premières végétales "à visées spéculatives" et fermé sa division marchés de capitaux structurés.

La banque a dit qu'elle allait verser aux salariés de sa branche de banque d'investissement un bonus moyen de 54.100 livres pour 2012, un montant en recul de 17% par rapport à l'année précédente.

Le total des bonus de la banque s'élèvera à 1,85 milliard d'euros, une enveloppe en recul de 14% par rapport à 2011.

Quelque 1.800 postes seront supprimés dans la banque d'investissement et 1.900 autres dans la banque de dépôt et la banque d'entreprise en Europe, a annoncé le directeur général Antony Jenkins, qui dévoilait son plan stratégique en même temps que les résultats annuels de la banque britannique.

Le directeur général de Barclays prévoit de concentrer les investissements de la banque en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Afrique, tout en réduisant sa présence en Europe continentale et en Afrique.

Ceci se traduira, dans ces régions, par un diminution du périmètre des activités de courtage et de conseil.

Barclays va concentrer son activité de banque de détail en Italie, Espagne, Portugal et France sur la clientèle aisée.

Près d'une antenne sur trois sera fermée en Europe continentale, soit 340 agences, selon les calculs de Reuters.

Antony Jenkins a l'intention de réduire les coûts de la banque de 16,8 milliards de livre d'ici 2015, hors coûts non-récurrents, et de relever sa distribution de dividende à 30% du bénéfice net.

La banque va verser un dividende de 6,5 pence par action au titre de l'exercice 2012, contre 6,0 pences en 2011.

Barclays, qui annonçait ses résultats en même temps, a vu son bénéfice avant impôts fondre à 246 millions de livres contre 5,9 milliards en 2011, sous le coup de charges et de dépréciations. En faisant abstraction de ces éléments exceptionnels, le résultat ajusté ressort à 7,05 milliards de livres, en hausse de 26% et conforme aux attentes des analystes.

Steve Slater, Véronique Tison, Benoît Van Overstraeten et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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