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Marché : Athènes proche d'un accord avec ses créanciers, selon Varoufakis

Marché : La Grèce dit avoir besoin d'un accord d'ici fin maiMarché : La Grèce dit avoir besoin d'un accord d'ici fin mai

ATHENES (Reuters) - La Grèce est très proche d'un accord avec ses créanciers internationaux sur le déblocage de la dernière tranche du plan d'aide et le pays n'a nullement l'intention de réutiliser la drachme comme devise, a déclaré lundi le ministre des Finances Yanis Varoufakis.

"Je pense que nous sommes très proches (d'un accord) (...) disons dans une semaine(...)", a-t-il dit sur une chaîne de télévision grecque.

Auparavant, s'exprimant devant la Fédération industrielle grecque, Yanis Varoufakis avait suggéré que ce soit le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d'urgence de la zone euro, qui paye pour les 27 milliards d'euros d'obligations souveraines grecques, détenues par la BCE, qui arrivent à maturité en juillet et en août.

"L'Etat grec remboursera ensuite le MES sur le long terme après un accord avec nos créanciers", avait-il ajouté.

Dans la journée, le porte du gouvernement grec avait estimé que ce dernier devait aboutir à un accord avec ses créanciers avant la fin du mois même s'il sera en mesure de payer les salaires et les pensions de mai.

De son côté, la Commission européenne a jugé que les positions se rapprochaient dans de nombreux domaines en raison d'un état d'esprit plus constructif à Athènes.

"Il faut qu'il y ait une solution en mai afin que nous puissions résoudre nos problèmes de liquidités", a dit Gabriel Sakellaridis lors d'une conférence de presse.

Il a exclu l'instauration d'une taxe sur les dépôts bancaires pour lever des fonds et ajouté que le gouvernement ne signerait pas un troisième plan d'aide financière.

Gabriel Sakellaridis a également souligné qu'Athènes maintenait ses "lignes rouges" dans les négociations avec ses partenaires, ce qui revient à refuser toute réduction des pensions de retraite et à exiger un projet incluant des objectifs de croissance économique, un objectif d'excédent primaire (hors service de la dette) viable et une restructuration de la dette.

La Commission européenne a démenti les affirmations du journal grec To Vima selon lequel son président Jean-Claude Juncker avait soumis une nouvelle proposition de compromis à Athènes.

L'exécutif européen est membre avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) du "groupe de Bruxelles" négociant avec la Grèce au nom de ses créanciers.

ATHÈNES PLUS SOUPLE SUR LES PRIVATISATIONS, SELON BRUXELLES

Selon To Vima, la Commission a proposé d'édulcorer les conditions posées au versement d'une nouvelle aide, aussi bien en matières de réformes que d'excédent budgétaire primaire.

"Je ne peux pas confirmer les affirmations de presse sur une proposition de la Commission de l'UE/Juncker au sujet de la Grèce. Pas au courant d'une telle proposition. Travaillons en vue d'un accord global", a écrit en anglais sur Twitter la porte-parole de la Commission, Annika Breidthardt.

Tout en jugeant lui aussi qu'un accord technique devrait intervenir avant fin mai, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici, a dit que les points de vue de la Grèce et de ses partenaires européens se rapprochaient sur un certain nombre de points, le gouvernement grec se montrant à ses yeux plus souple au sujet des privatisations.

"Nous nous sommes rapprochés d'un accord sur les réformes qui doivent être adoptées dans un certain nombre de domaines", a dit Pierre Moscovici aux journalistes à Berlin, en citant notamment la TVA et l'administration fiscale.

"Le gouvernement s'est aussi engagé de manière plus constructive sur la question des privatisations, qui sont nécessaires à une économie compétitive, et il y a (...) des signaux prometteurs en ce qui concerne la réforme du marché du gaz", a-t-il poursuivi.

Le commissaire européen a néanmoins cité les réformes du marché du travail et des retraites comme les points les plus difficiles des discussions.

"Je crois qu'il est possible de parvenir à un accord", a-t-il déclaré. "Je ne suis pas pessimiste, je constate que nous travaillons et que nous travaillons de manière cohérente et avec désormais une certaine rapidité."

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a toutefois répété qu'un accord avec les créanciers ne devait pas passer par de nouvelles baisses des retraites mais plutôt par une série de mesures censées résoudre les problèmes de financement à long terme du pays, évoquant notamment un programme d'investissements "audacieux".

(Renee Maltezou, avec Jan Strupczewski à Bruxelles et Stephen Brown à Berlin; Marc Angrand et Bertrand Boucey pour le service français)

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