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Marché : A Davos, Christine Lagarde a engrangé les soutiens

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DAVOS, Suisse (Reuters) - Christine Lagarde, qui s'est portée candidate à un second mandat au poste de directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a pu mesurer l'importance de ses soutiens au Forum économique mondial de Davos.

Régulièrement classée parmi les femmes les plus influentes de la planète, l'ancienne ministre française de l'Economie et des Finances, dont le mandat expire le 5 juillet, a annoncé vendredi qu'elle briguerait un nouveau mandat.

Dans les minutes ayant suivi l'ouverture du processus de désignation, le ministre britannique des Finances, George Osborne, a officiellement annoncé qu'il soutenait sa candidature.

La France mais aussi l'Allemagne et l'Italie ont suivi.

Les Etats-Unis, qui détiennent une minorité de blocage au conseil d'administration du FMI, l'ont fait de manière officieuse : la désignant, assise au premier rang de l'assistance, lors de son discours devant le Forum économique mondial, le vice-président américain, Joe Biden, a déclaré sur le ton de la plaisanterie qu'il devrait lui demander un crédit, avant d'ajouter : "Vous faites un travail magnifique."

Plus significatif, la Chine, la Corée du Sud et le Mexique ont profité de Davos pour annoncer qu'ils soutiendraient la Française, écartant de fait la possibilité d'une candidature des grands pays émergents.

"Tout le monde a des raisons d'être satisfaits de Lagarde", a déclaré un haut responsable du FMI. "Nous ne pressentons aucun vent contraire", a-t-il ajouté.

Aucun pays n'a évoqué son renvoi devant la Cour de justice de la République pour l'arbitrage dont a bénéficié Bernard Tapie dans son contentieux avec le Crédit lyonnais sur la revente d'Adidas, une décision contre laquelle elle a décidé de former un recours auprès de la Cour de cassation.

"Elle a été capable d'utiliser le Fonds avec efficacité pour contribuer à régler des situations difficiles et des crises, pas seulement en Europe", dit le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, ajoutant, lors d'une interview accordée à Reuters à Davos, qu'elle devait avoir la possibilité de continuer son "formidable travail".

Christine Lagarde a succédé en 2011 à Dominique Strauss-Kahn, tombé après l'affaire du Sofitel de New York.

(Paul Taylor, Henri-Pierre André pour le service français)

Copyright © 2016 Thomson Reuters

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