Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Les ventes à découvert restent interdites dans 4 pays européens

Marché : Les ventes à découvert restent interdites dans 4 pays européens

Les ventes à découvert restent interdites dans 4 pays européensLes ventes à découvert restent interdites dans 4 pays européens

PARIS/LONDRES (Reuters) - La France, l'Italie, la Belgique et l'Espagne ont prolongé jeudi l'interdiction des ventes à découvert sur les valeurs financières, mais ont laissé entendre que la mesure pourrait être levée d'ici octobre.

En France, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a précisé qu'elle réexaminerait sa position d'ici la fin septembre.

L'interdiction a été décidée le 11 août au soir par les quatre pays pour tenter d'enrayer l'extrême volatilité des valeurs financières. Elle avait été prise pour 15 jours, avec la possibilité de la prolonger.

Madrid et Berlin ont reconduit cette interdiction jusqu'au 30 septembre et la Belgique a prolongé sa propre interdiction pour l'instant, rappelant qu'elle n'avait pas fixé de date butoir.

L'AMF a maintenu "jusqu'à nouvel ordre" son interdiction, qui concerne 10 valeurs, notamment les actions BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale ou l'assureur Axa. Elle a précisé qu'elle réexaminerait la mesure avant fin septembre en coordination avec les régulateurs européens concernés.

"Dans l'intervalle, l'AMF continuera à surveiller étroitement les marchés et leurs évolutions", explique le régulateur français dans un communiqué. "L'objectif étant de lever cette interdiction dès que les conditions de marché le permettront et, dans la mesure du possible, de façon coordonnée."

LA MESURE N'A PAS ÉTÉ ÉTENDUE À L'EUROPE

Les ventes à découvert consistent pour un opérateur de marché à emprunter des titres pour les revendre en espérant les racheter ultérieurement moins cher et empocher la plus-value.

Elles sont accusées d'amplifier les mouvements baissiers sur les marchés et leur interdiction est régulièrement envisagée durant les crises financières.

La décision prise par les quatre pays de la zone euro a suscité un débat parmi les Etats et les autorités de régulation sur le fait de savoir s'il fallait ou non à l'Union européenne (UE) une mesure de ce type.

Ni la Grande-Bretagne, ni les Pays-Bas n'ont emboîté le pas aux cinq pays européens qui l'ont introduite - la Grèce avait interdit les ventes à découvert avant les autres et doit elle aussi la réexaminer d'ici la fin septembre.

Le ministère allemand des Finances a de son côté démenti jeudi des rumeurs de marché voulant que l'Allemagne interdise à son tour les ventes à découvert.

Depuis le 12 août, l'indice européen des bancaires a perdu 7,5%, après avoir touché un plus bas de l'année dans les jours qui ont suivi l'interdiction des ventes a découvert.

"Les ventes à découvert ne sont pas à l'origine des pressions sur les bancaires et les interdire n'a pas relâché ces pressions", observe Andrew Baker, directeur général de l'Alternative Investment Management Association, un lobby des fonds spéculatifs.

Richard Payne, enseignant à la Cass Business School de Londres, estime que son côté que les restrictions sur les ventes à découvert peuvent faire plus de mal que de bien en augmentant la volatilité et en faisant grimper les coûts de trading.

Cyril Altmeyer et Matthieu Protard, avec Huw Jones à Londres, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...