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Marché : Les résultats de shell de mauvais augure pour le secteur

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par Andrew Callus

LONDRES (Reuters) - La baisse des cours mondiaux du pétrole et du gaz a pesé sur les résultats de Royal Dutch Shell au deuxième trimestre, et l'envolée des coûts de maintenance des installations du golfe du Mexique a plombé le bénéfice du groupe anglo-néerlandais, inférieur aux attentes des analystes.

La numéro deux des "majors" occidentales du secteur derrière l'américain Exxon Mobil - qui devait lui aussi publier ses comptes dans la journée - a vu ses profits tomber à 5,7 milliards de dollars (4,7 milliards d'euros) environ sur la période avril-juin, contre 6,6 milliards un an plus tôt à coûts courants d'approvisionnement et en données ajustées des éléments exceptionnels.

Les analystes financiers prévoyaient en moyenne un résultat d'environ 6,3 milliards de dollars.

L'écart entre le résultat publié et le consensus s'explique principalement par les coûts de maintenance et l'impact des arrêts de production dans le golfe du Mexique, où se trouvent certains des puits les plus rentables exploités par le groupe, et dans le gaz naturel liquéfié.

Peter Voser, le directeur général, a déclaré à Reuters Insider que ces différents facteurs représentaient un total d'environ 500 millions de dollars de coûts.

"Notre secteur continue de faire face à une importante volatilité des prix résultant des évolutions économiques et politiques", déclare-t-il dans le communiqué de résultats. "Shell met en oeuvre une stratégie de long terme cohérente dans ce contexte volatil."

La semaine dernière, Shell a dû renoncer a racheter Cove Energy, une opération qui lui aurait permis d'augmenter ses réserves, pour éviter une bataille de surenchères avec le groupe thaïlandais PTT. Jeudi, l'offre de celui-ci avait été acceptée par des actionnaires de Cove détenant 72% du capital.

LA RAFFINERIE DE PORT ARTHUR PLOMBE LES COMPTES

Autre difficulté pour Shell : l'arrêt depuis une semaine de sa raffinerie géante de Port Arthur, au Texas, détenue avec le saoudien Aramco via la coentreprise Motiva.

Ouverte depuis moins de quatre mois, cette raffinerie d'une capacité de 600.000 barils par jour souffre déjà d'importants problèmes de corrosion.

Peter Voser a réaffirmé que le site redémarrerait d'ici 2013, mais il s'est dit incapable de chiffrer le coût de la fermeture.

"Nous devons régler cela et cela nous conduira jusqu'en 2013. Nous ne savons pas encore quelle part (de la raffinerie) nous devrons remplacer et nous ne savons pas combien cela nous coûtera, mais nous devrions être en mesure de donner de nouvelles informations à ce sujet plus tard dans l'année", a-t-il dit à Reuters Insider.

L'action Shell cédait 3,13% à 2.118 pence à la mi-journée à Londres alors que l'indice Stoxx européen du secteur de l'énergie était stable.

De son côté, le norvégien Statoil gagnait 2,06% à Oslo après des résultats eux aussi inférieurs aux attentes mais néanmoins en hausse.

Un autre acteur britannique du secteur, BG Group, a fait état d'un recul de 4% de son bénéfice trimestriel et a revu à la baisse ses prévisions de production 2012 en arguant de difficultés en mer du Nord et d'une activité réduite dans les gaz de schiste aux Etats-Unis.

Quant à l'espagnol Repsol, il a publié un bénéfice net trimestriel ajusté en hausse de 27%, la hausse de sa production en Libye et la mise en exploitation d'un champ gazier en Bolivie ayant compensé l'impact de la nationalisation par l'Argentine de sa filiale YPF.

Avec Jon Hopkins, Tangi Salaün et Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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