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Marché : Les membres de la fed réticents à un nouvel assouplissement

Les membres de la fed réticents à un nouvel assouplissementLes membres de la fed réticents à un nouvel assouplissement

par Mark Felsenthal et Kim Palmer

MARIETTA, Ohio (Reuters) - Les responsables de la politique monétaire aux Etats-Unis se montrent peu enclins à prendre de nouvelles mesures de stimulation de l'économie américaine qui montre des signes d'accélération.

"Sur la base des perspectives dont je dispose actuellement, je pense que l'orientation de notre politique reste la plus appropriée pour favoriser une croissance soutenue de la production et de l'emploi et des prix stables", a déclaré la présidente de la Fed de Cleveland devant un parterre d'hommes d'affaires.

Sandra Pianalto, l'un des douze membres votants du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, est considérée comme appartenant au groupe des modérés, emmené par le président Ben Bernanke et favorable à un soutien actif à la reprise économique aux Etats-Unis, considérée comme trop molle.

Le président de la Réserve fédérale de Dallas a quant à lui estimé que la reprise économique accélérait et que la banque centrale ne devrait pas agir hâtivement.

Richard Fisher, qui ne cache pas ses réserves sur les mesures de soutien agressives à l'activité, a plaidé lors d'un entretien télévisé pour une attitude attentiste de la Fed souhaitant des signes plus concluant sur la pérennité de la reprise avant de nouvelles décisions.

Il n'y a pas, selon lui, de signes "spectaculaires" de montée des tensions inflationnistes. Un point de vue que ne partage pas son collègue de la Fed de Saint Louis, James Bullard, qui souligne les tensions sur les capacités de production globales dont il estime qu'elles pourraient exercer une pression haussière sur l'inflation aux Etats-Unis.

Ces commentaires peuvent laisser penser que les responsables de la politique monétaire se montreront réticents à un nouvel assouplissement sauf si la reprise en cours venait à monter des signes manifestes d'affaiblissement.

La Fed a ramené ses taux directeurs à des niveaux proches de zéro en décembre 2008 et a injecté 2.300 milliards de dollars de liquidités au travers d'achats de titres de dette afin de stimuler l'activité.

Le redressement de l'activité et l'amélioration du marché de l'emploi ont nourri les anticipations d'un relèvement des taux directeurs à un horizon plus proche que celui de la fin 2014 évoqué par la Fed.

EN ATTENDANT LE COMPTE RENDU DU FOMC

Ben Bernanke a toutefois déclaré la semaine dernière que le rythme relativement modéré de la croissance américaine ne permettrait sans doute pas d'abaisser rapidement le taux de chômage, actuellement à 8,3%, et que de nouvelles mesures de stimulation restaient possibles.

La Fed doit rendre public ce mardi le compte-rendu de son comité de politique monétaire du 13 mars qui devrait donner de nouvelles indications sur son appréciation de l'économie du pays et d'éventuelles mesures additionnelles de soutien à l'activité. La prochaine réunion du comité de politique monétaire se tiendra les 24 et 25 avril.

Richard Fisher, qui est favorable à une politique monétaire plus stricte mais ne fait pas partie des membres votants cette année, a toutefois mis en garde contre un retrait trop rapide des mesures ultra-accommodantes.

"Je pense qu'il est un peu prématuré de parler de resserrement (de la politique monétaire)", a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision CNBC.

James Bullard a souligné que l'environnement global pourrait maintenir l'inflation à des niveaux supérieurs à ceux correspondant normalement au faible rythme de la reprise américaine, justifiant ses réticences à de nouvelles mesures d'assouplissement.

"La moyenne pondérée des écarts de production pour les économies avancées et émergentes pourrait être positive", a-t-il déclaré la semaine dernière à Pékin selon le texte de son discours diffusé lundi. "Cela suggère des pressions à la hausse et non pas à la baisse de l'inflation aux Etats-Unis". Un point de vue qui ne fait pas consensus au sein de la Fed.

Dans leur communiqué publié en mars, les responsables de la politique monétaire américaine soulignaient que la hausse des prix de l'essence pourrait pousser l'inflation temporairement à la hausse mais qu'elle reviendrait sur ou sous l'objectif des 2,0% en rythme annuel.

James Bullard, qui n'a pas non plus voix au chapitre, s'est montré sceptique au cours des derniers mois quant à la nécessité de nouvelles mesures de stimulation de l'activité.

Richard Fischer a clairement fait part de son opposition à de nouvelles mesures sauf si la reprise s'affaiblissait de manière inattendue. Il a ajouté que le calendrier d'une éventuelle hausse des taux dépendrait de l'évolution de l'économie.

Marc Joanny pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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