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Marché : Les marchés européens clôturent en hausse sans conviction

Les marchés européens clôturent en hausse sans convictionLes marchés européens clôturent en hausse sans conviction

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi mais dans des échanges sans conviction, faute d'impulsion de Wall Street et alors qu'un accord sur le dossier grec se fait toujours attendre.

A Paris, le CAC 40 a terminé en progrès de 15,30 points ou 0,44% à 3.477,36. La Bourse de Milan s'est distinguée avec un gain de 0,82% alors que le Footsie britannique n'a pu faire mieux que 0,07%, le Dax allemand prenant pour sa part 0,16%.

L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 a gagné 0,40% à 2.519,68 points.

Au moment de la clôture européenne, Wall Street était peu changée avec une stabilité du S&P-500, une avance négligeable de 0,07% pour le Nasdaq Composite et un gain de 0,22% pour le Dow Jones.

Comme depuis le début de la semaine, l'activité est restée faible à l'approche du congé de Thanksgiving jeudi aux Etats-Unis.

L'absence d'accord sur le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce a contribué à l'indécision des marchés. Réunis jusque tard dans la nuit, les ministres des Finances de la zone euro, les représentants du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne ne sont pas parvenus à s'entendre sur la réduction de la dette d'Athènes. Mais une nouvelle réunion a été programmée dans la foulée, lundi prochain, pour tenter de parvenir au consensus nécessaire au versement d'une nouvelle tranche d'aide, et la chancelière allemande Angela Merkel a rassuré en jugeant un accord "possible".

"On reste dans des marges étroites en attendant de connaître les détails de l'aide financière qui sera accordée à la Grèce", dit Henk Potts, analyste chez Barclays. "Il règne une certaine nervosité car les gros dossiers macroéconomiques sont toujours présents, y compris le risque d'impasse budgétaire aux Etats-Unis".

Sur le front des valeurs, Lafarge a perdu 5,07%, la plus forte baisse du CAC, sur des prises de bénéfice après un gain de 3,8% au cours des deux séances précédentes.

Plus mauvaise performance de l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300, le chimiste britannique Johnson Matthey a lâché 5,81% en réaction à des prévisions jugées trop prudentes sur son activité.

Même sanction pour le groupe de travail temporaire Randstad, qui a décroché de 4,87% à Amsterdam après avoir averti sur son chiffre d'affaires en Europe et son dividende. Dans son sillage, Adecco et Michael Page ont cédé l'un et l'autre 1,45%.

Meilleure performance du FTSEurofirst 300, le groupe néerlandais de télécoms KPN s'est adjugé 6,82% sur l'espoir d'une consolidation de ses activités en Allemagne, peut-être par le biais d'une fusion avec la filiale O2 de Telefonica.

A Paris, Vallourec et Renault ont poursuivi leur remontée avec des gains respectifs de 5,15% et de 3,47%.

Sur le marché des changes, l'euro, en baisse de 0,5% après l'échec des discussions de Bruxelles sur la Grèce, a ensuite effacé ses pertes dans l'anticipation d'un accord lundi prochain. En fin de journée, il s'affichait à 1,2816 dollar (+0,02%).

Là encore, les échanges ont été limités. "Le départ des traders américains pour célébrer Thanksgiving se fait sentir sur les marchés de par une absence de liquidité et une baisse de la volatilité (...) La monnaie unique surperforme l'ensemble des majeures alors même que les officiels n'ont toujours pas réussi à déboucher sur un accord. Nous nous demandons néanmoins si une annonce d'un accord fera monter durablement les cours ou si le marché vendra la nouvelle après avoir tant spéculé dessus", note Nicolas Chéron, analyste chez FXCM.

Le yen, pénalisé par de mauvais chiffres du commerce extérieur au Japon , a touché des plus bas de six mois et demi face à l'euro et de sept mois et demi contre le dollar.

Sur le marché obligataire, les futures sur Bund allemands, traditionnelle valeur refuge, ont reflué l'après-midi après avoir progressé le matin. Le taux à dix ans grec a reflué pour la neuvième journée consécutive, signe que les investisseurs tablent toujours sur un accord de l'Eurogroupe et du FMI.

Les cours du pétrole sont en légère hausse alors que la violence est remontée d'un cran au Proche-Orient, l'attentat contre un bus à Tel Aviv rendant plus problématique une trêve dans la bande de Gaza.

Véronique Tison pour le service français, avec la contribution d'Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Nicolas Delame

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