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Marché : Les marchés attendent une intervention politique

Les marchés attendent une intervention politiqueLes marchés attendent une intervention politique

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Gérants et analystes espèrent désormais une intervention des autorités politiques pour ramener au calme une communauté financière déstabilisée par l'éventualité d'une rechute de l'économie américaine et par l'extension de la crise de la dette dans la zone euro.

Les dirigeants européens multiplient les contacts pour contrer la défiance des investisseurs qui s'est traduite depuis deux semaines par le décrochage des Bourses mondiales. Dans la zone euro, les places de Paris, Rome, Madrid et Lisbonne ont retrouvé leurs niveaux d'il y a plus de deux ans.

"Les politiques ont tellement tardé pour intervenir et aider certains pays comme la Grèce ou l'Irlande que le marché n'a plus confiance dans la capacité des autorités politiques à prendre les mesures nécessaires", souligne Eric Le Coz, directeur général adjoint chez Carmignac Gestion.

Le président Nicolas Sarkozy devait s'entretenir vendredi avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero. La Chine et le Japon ont appelé à la coopération internationale.

"Devant l'ampleur de la tornade qui s'abat sur les marchés, il serait judicieux que les politiques montrent un signe fort et ramènent un peu de calme et de raison chez des investisseurs déboussolés", estime Fabrice Cousté, directeur général de CMC Markets France.

En l'absence de signes d'amélioration de la situation macroéconomique, une intervention forte et crédible de la part des autorités semble désormais nécessaire mais ne devrait pas être possible avant la fin de l'été, relèvent cependant plusieurs analystes.

"La baisse risque de se poursuivre jusqu'à ce que des éléments susceptibles de raffermir la confiance se matérialisent", prévient dans une note CM-CIC Securities. "Nous ne les attendons pas avant septembre au mieux."

UN CALENDRIER POLITIQUE MALAISÉ

"Au regard des difficultés de l'Espagne et de l'Italie sur les marchés financiers, on peut logiquement s'attendre à un nouveau sommet portant sur les modalités et les moyens financiers du Fonds européen de stabilité financière. Celui-ci devrait se tenir au plus tôt mais le calendrier s'y prête mal", note Fabrice Cousté.

La ministre espagnole de l'Economie, Elena Salgado, a évoqué vendredi une réunion des ministres de l'Economie de l'Union européenne au début septembre.

Le calendrier électoral chargé complique aussi la donne. Les échéances électorales ne sont guère propices aux prises de décisions radicales, généralement impopulaires, soulignent des professionnels.

Des élections législatives sont programmées pour novembre en Espagne. La France est déjà en campagne pour la présidentielle d'avril et mai 2012, et la présidentielle américaine suivra en novembre 2012.

En Italie, où le pouvoir est affaibli par ses revers électoraux de mai et où la coalition gouvernementale se fissure, des experts n'excluent pas une chute du cabinet Berlusconi et la tenue d'élections législatives anticipées avant l'échéance prévue en 2013.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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