Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Les coûts d'emprunt de madrid en zone dangereuse

Marché : Les coûts d'emprunt de madrid en zone dangereuse

tradingsat

MADRID (Reuters) - L'Espagne a émis jeudi pour 3,6 milliards d'euros d'obligations à dix ans à un rendement juste en deçà du seuil de 7% jugé insoutenable, dans un marché nerveux à l'approche des élections législatives de dimanche.

Le rendement moyen s'est établi à 6,975%, son plus haut niveau depuis 1997, lorsqu'il avait atteint 7,26%. Jusqu'à présent cette année, le rendement le plus élevé enregistré en Espagne lors d'une adjudication de ce type était de 5,986%, le 21 juillet.

Le montant adjugé jeudi se situe dans le milieu de la fourchette annoncée de trois à quatre milliards d'euros. Le taux de couverture, témoin de la demande des investisseurs, s'est établi à 1,5, contre 1,8 lors d'une adjudication similaire en octobre.

"Le résultat a été épouvantable. Ils n'ont pas réussi à lever le montant total visé et le ratio de couverture est vraiment mauvais. Les profils budgétaires de l'Espagne et de l'Italie sont différents mais leurs rendements semblent désormais s'aligner", commente Achilleas Georgolopoulos, stratège taux chez Lloyds à Londres.

Une adjudication française également réalisée dans la matinée a vu les coûts d'emprunt de Paris à deux et cinq ans grimper en moyenne de 0,5 point de pourcentage, signe que les investisseurs redoutent de plus en plus une contagion de la crise de la dette à la France malgré sa note triple A.

La Banque centrale européenne a de nouveau acheté des obligations espagnoles et italiennes dans la matinée, ont rapporté deux traders, alors que le rendement de l'emprunt espagnol à dix ans sur le marché secondaire a atteint 6,7% et celui du dix ans italien plus de 7%.

En Espagne, le scrutin de dimanche devrait, selon les sondages, se solder par une large victoire du Parti populaire. Son chef de file Mariano Rajoy aurait alors la lourde tâche de tenter de rassurer les marchés sur la capacité du pays à prendre les mesures budgétaires nécessaires pour éviter un sauvetage comme son voisin le Portugal.

Nigel Davies, avec le bureau de Londres, Juliette Rouillon et Natalie Huet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...