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Marché : Les Bourses européennes terminent en baisse

Les Bourses européennes terminent en baisseLes Bourses européennes terminent en baisse

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, sans pour autant céder à la panique, le projet de taxation des dépôts bancaires chypriotes dans le cadre du plan de sauvetage du pays ayant réveillé les inquiétudes des investisseurs vis-à-vis la crise de la dette en zone euro.

De fait, les actions en Europe ont nettement réduit leurs pertes en cours d'après-midi, après un début de séance en recul plus limité à Wall Street où les investisseurs se contentaient de profiter de la situation pour prendre leurs profits après le rally de la semaine dernière.

Parallèlement, l'euro était repassé dans le vert vis-à-vis du dollar au moment de la clôture des Bourses, s'étant rapproché à nouveau de la barre de 1,30 dollar, après avoir touché un point bas de 1,2883 en matinée dans la crainte que le projet de taxe ne crée un précédent.

"La principale inquiétude n'est pas Chypre, qui est une économie relativement petite, c'est le risque politique à travers la zone euro, la façon dont les dirigeants abordent la crise de la dette. Et si l'Espagne ou l'Italie décidaient de faire pareil et de taxer leurs dépôts bancaires?", souligne Arnaud Scarpaci, gérant chez Montaigne Capital.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,48% à 3.825,47 points, après avoir perdu jusqu'à 2,15% en cours de séance. Le Footsie britannique a perdu 0,49% et le Dax allemand 0,4%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,74%.

La Bourse de Nicosie était fermée ce lundi, la jour férié à Chypre.

Le compartiment bancaire a accusé la plus forte baisse sectorielle, avec un recul de 1,47%, suivi par celui de l'assurance (-1,07%). L'action UniCredit a affiché le repli le plus marqué de l'indice Euro Stoxx 50, avec une baisse de 3,61%, suivie d'ING (-3,46%), de Société générale (-3,34%) et BNP Paribas (-2,82%).

Les ministres des Finances de la zone euro, faisant valoir qu'une grande partie des problèmes de Chypre était due aux banques, ont décidé dans la nuit de vendredi à samedi de taxer les dépôts bancaires, à hauteur de 9,9% au-delà de 100.000 euros et de 6,7% en deçà.

Toutefois, le gouvernement chypriote s'efforçait lundi d'assouplir autant que possible le projet de taxation des dépôts bancaires prévu par le plan de sauvetage du pays.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent s'entretenir de la question chypriote lors d'une conférence téléphonique à 18h30 GMT et le vote du Parlement chypriote sur le plan a été reporté à mardi pour laisser du temps aux négociations sur ses modalités d'application.

L'indice de volatilité de l'Euro Stoxx 50 largement considéré comme une mesure de l'aversion au risque des investisseurs, a néanmoins terminé en hausse de plus de 15%.

Sur le marché obligataire, le rendement des obligations souveraines périphériques, notamment espagnoles et italiennes, ont de leur côté réduit leurs hausses en cours d'après-midi, tandis que la tension sur les rendements des fonds d'Etat chypriotes s'est calmée elle aussi. Le rendement des obligations d'Etat 2020 de l'île est retombé à 10%, contre 8,48% vendredi, après avoir affiché un gain de deux points de pourcentage à 10,4% dans la matinée.

Les cours du pétrole ont suivi le mouvement des actions et reculaient de 0,7% au moment de la clôture, juste au-dessus de 109 dollars le baril.

Contre la tendance, le titre Marks & Spencer a bondi de 6,87% à la Bourse de Londres après un article du Sunday Times disant que le fonds souverain du Qatar cherche des partenaires pour lancer une offre d'achat de huit milliards de livres (9,2 milliards d'euros) sur le distributeur britannique. Une source a pourtant dit par la suite que Qatar Holding ne préparait pas une telle opération.

De son côté, l'action STMicroelectronics a pris 5,18%, plus forte hausse du CAC 40, après que le fabricant de semi-conducteurs franco-italien et l'équipementier télécoms suédois Ericsson ont annoncé le démantèlement de ST-Ericsson, leur coentreprise dans les puces, ce qui se traduira par la suppression de 1.600 postes dans le monde.

Juliette Rouillon pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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