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Marché : Les bourses européennes réduisent leurs pertes en clôture

Les bourses européennes réduisent leurs pertes en clôtureLes bourses européennes réduisent leurs pertes en clôture

par Juliette Rouillon

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes, sous pression depuis lundi en l'absence d'accord sur un nouveau plan d'aide à la Grèce, ont réduit leurs pertes mardi après-midi à la suite de l'annonce d'un sommet extraordinaire sur le sujet.

Un diplomate européen a annoncé en début d'après-midi que les dirigeants de l'Union européenne participeraient vendredi à un sommet extraordinaire consacré à la crise des dettes souveraines dans la zone euro. (voir )

L'indice CAC 40, qui perdait 1,8% juste avant cette annonce, a terminé en baisse de 0,88% à 3.774,12 points, selon des données provisoires, le calcul de la clôture officielle ayant été retardé par des problèmes techniques en séance. Le volume de transactions a atteint 5,7 milliards d'euros, près de deux fois son volume moyen quotidien des trois derniers mois.

"C'est le jeu du chat et de la souris entre le marché et les politiques. La question est de savoir où se situe le seuil de douleur en matière de coût de refinancement pour les Etats intermédiaires de la zone euro (Espagne, Italie) au-delà duquel les politiques se décideront à agir", commente Thomas Kleb, responsable des ventes actions chez SG CIB à Paris.

Les autres grandes places européennes ont également limité leurs pertes en cours d'après-midi et Milan a clôturé dans le vert (+1,18%), après avoir perdu 3,96% la veille, tout comme Lisbonne, qui a fini sur un rebond de 0,94%.

En revanche, Londres a encore terminé en baisse de 1,02%, Madrid de 0,69% et Francfort de 0,78%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a cédé 0,58% et l'EuroFirst 300 a reculé de 0,54%.

Sur le marché obligataire, les investisseurs qui avaient attaqué l'Italie, confrontée à un endettement élevé et à une situation politique incertaine, ont un peu levé le pied.

L'écart de rendement ("spread") entre ses emprunts souverains et ceux de l'Allemagne, références de la zone euro, reste toutefois nettement plus élevé que vendredi dernier.

NUCLÉAIRE

L'ensemble des dettes souveraines des pays périphériques subissent le même sort alors que celles des pays du noyau dur profitent de la remontée de l'aversion au risque.

Ainsi, le taux du Bund allemand à 10 ans est tombé de 2,88% vendredi à 2,70% mardi en fin de journée, le rendement de l'OAT française de même maturité étant passé de 3,36% à 3,39%.

Dans ce contexte de fuite vers la qualité, le Bund allemand garde une place de choix qui se mesure aux écarts de rendement avec notamment l'OAT française. Le spread 10 ans France-Allemagne a atteint 69 points de base contre 59 vendredi.

En Bourse, l'indice des valeurs bancaires, qui perdait 1,78% avant l'annonce de cette réunion extraordinaire de l'UE, a fini en baisse de 0,22%.

La plupart des banques françaises, très exposées à la Grèce et à l'Italie, ont rebondi après avoir été très attaquées lundi.

"On arrive à des niveaux de valorisation de guerre nucléaire sur les valeurs financières. Ce qui n'est pas aberrant vue l'indécision des politiques. Certains investisseurs essayent quand même d'attraper le couteau qui tombe", dit Thomas Kleb.

Seule Société générale a encore perdu 0,54% à 36,135 euros, alors que les autres banques sont repassées dans le vert : BNP Paribas a pris 1,05% à 46,945 euros, Natixis 2,12% à 3,325 euros, Crédit agricole 1,80% à 8,903 euros et Dexia 1,58% à 1,870 euros.

Ailleurs, la banque portugaise Banco Espirito Santo a repris 4,85%, après avoir perdu 6,19% la veille, l'italienne Intesa Sanpaolo 3,34% au lendemain d'une chute de 7,74%, tandis que la banque grecque Bank of Piraeus, a encore perdu 2,13% après une baisse de 5% lundi.

En revanche, les assureurs, entrainés lundi dans la spirale baissière lundi du fait de leur forte exposition à la dette italienne, ont prolongé leur recul: Axa a cédé 1,58% à 14,015 euros et l'indice des assureurs européens 1,42%.

L'euro se traite autour de 1,40 dollar contre 1,4043 la veille en fin de journée.

Juliette Rouillon, Raoul Sachs, édité par Jean-Michel Bélot

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