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Marché : Les bourses européennes finissent dans le rouge

Les bourses européennes finissent dans le rougeLes bourses européennes finissent dans le rouge

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse vendredi, enregistrant leur plus mauvaise séance en deux semaines, la publication de chiffres de l'emploi aux Etats-Unis inférieurs aux attentes renforçant les inquiétudes sur la croissance.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,88% (-60,57 points) à 3.168,79 points. Sur la semaine, l'indice parisien cède 0,87%.

Le Footsie britannique a reculé de 0,53% et le Dax allemand de 1,92%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perdait 1,02%.

Le département américain du Travail a annoncé 80.000 créations d'emplois en juin, alors que le marché attendait 90.000, après 77.000 emplois créés en mai.

Dans le sillage de cet indicateur, les marchés d'actions ont accéléré leur repli avec l'euro, tandis que le Bund allemand progressait. Le rendement des obligations souveraines espagnoles et italiennes à dix ans retrouvaient leur niveau d'avant le sommet européen il y a une semaine, dont l'un des principaux acquis avait justement été d'éteindre - très temporairement - l'incendie du coût de la dette.

Ajoutant aux craintes sur la croissance, le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué ce vendredi constater une détérioration de l'économie mondiale, avec des signes de ralentissement aussi bien dans les pays développés que dans les nations émergentes.

Les investisseurs doutent également de l'efficacité des outils anti-crise disponibles en Europe après le sommet. "Même si l'Europe va dans la bonne direction, la résolution de la crise de la dette souveraine va être un processus lent. Les décisions du sommet européen étaient bonnes, mais leur application comporte de nombreux risques et nous avons pour le moment très peu de détails", a souligné Emmanuel Cau, analyste chez JPMorgan.

Les valeurs automobiles européennes (-3,3%) ont été plombées par les craintes sur la dégradation de la conjoncture, illustrée par l'annonce de la baisse de 13% des ventes mondiales de PSA Peugeot Citroën au premier semestre. Le titre du constructeur a chuté de 7,71%, signant la plus forte baisse du CAC 40.

Les valeurs bancaires (-2,19%) ont également été chahutées, la banque espagnole BBVA signant une des plus fortes baisses - plus de 5% - en raison notamment de prises de bénéfices sur les nouveaux titres échangés vendredi et de son déclassement par HSBC.

Deutsche Bank a chuté de 4,68% alors que l'autorité allemande de régulation des marchés, la BaFin, se penche sur la banque dans le cadre d'une enquête internationale sur d'éventuelles manipulations du Libor, selon deux sources au fait du dossier.

Le rendement de l'emprunt d'Etat espagnol à 10 ans est repassé au-dessus du seuil critique de 7% et celui des obligations italiennes de même échéance revenait également au-dessus des 6%.

Parallèlement, le rendement des obligations allemandes à deux ans passait en territoire négatif tandis que celui du papier à dix ans reculait à 1,326%.

Les espoirs nés du sommet européen avaient permis de soulager la pression sur les coûts d'emprunt des pays périphériques mais se sont heurtés aux doutes sur la mise en place concrète et difficile des mesures annoncées.

L'euro est tombé à un plus bas de deux ans face au billet vert, repassant sous le seuil de 1,23 dollar à 1,2278 dollar, après la publication du rapport mensuel sur l'emploi américain qui a poussé les investisseurs vers les actifs jugés les plus sûrs. La monnaie unique est par ailleurs toujours pénalisée par la décision de la BCE la veille d'abaisser ses taux directeurs.

"Politiquement et économiquement, ce n'est pas un environnement favorable à une hausse de l'euro. Dans une semaine ou un mois, l'euro peut facilement baisser sous 1,2280 dollar et peut-être même sous 1,20 dollar", a estimé Kathleen Brooks chez FOREX.com.

Le Brent chutait de plus de deux dollars pour retomber à 98 dollars, les mauvais chiffres de l'emploi américain renforçant les craintes sur la croissance et sur les perspectives de la demande en pétrole.

Blandine Hénault pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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