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Marché : Les banques peinent à s'accorder sur la dette grecque

Les banques peinent à s'accorder sur la dette grecqueLes banques peinent à s'accorder sur la dette grecque

par Deepa Babington

ROME (Reuters) - Les grandes banques internationales, sous la pression des autorités gouvernementales européennes pour s'entendre sur un roulement volontaire de la dette grecque, se sont réunies jeudi à Rome sans parvenir à un accord au lendemain de discussions inabouties à Paris.

Des représentants de la Banque centrale européenne, du gouvernement grec, de banques internationales et italiennes se sont rencontrés à Rome sous l'égide de l'Institut de la Finance internationale (Ifi), selon une source proche du Trésor italien.

Les discussions visaient à "tester et affiner les options discutées dans le communiqué du conseil de l'Ifi de vendredi dernier", est-il écrit dans un message envoyé par mail par l'association mondiale d'institutions financières.

L'Ifi précise que des approches en termes de "rachat de dette" sont toujours à l'étude sans donner plus de précisions.

Les banques peinent à trouver un accord qui permettrait aux créanciers privés de refinancer en partie la dette grecque qu'ils portent sans que cela puisse être considéré comme un défaut par les agences de notation qui suivent ces développements de très près.

Les banques créancières sont divisées sur la meilleure manière de structurer leur participation au refinancement de la dette grecque.

La réunion de Rome intervient au lendemain de discussions similaires tenues à Paris au cours desquelles "un ensemble d'options" a été discuté selon Charles Dallara, le directeur général de l'Ifi.

Une proposition des banques françaises qui verraient les créanciers privés refinancer au moins 70% de la dette grecque arrivant à maturité jusqu'à la fin 2014 sous forme d'obligations à 30 ans sur une base volontaire a soulevé des objections de la part d'agences de notations.

Les parties prenantes examinent un éventail d'options plus larges. Une autre source au fait de la situation a dit ainsi que les participants à la réunion avaient étudié l'option allemande d'un échange de titres.

"L'idée d'un échange d'obligations grecques fut l'une des options discutées ce matin à Rome", a dit cette source.

La source proche du Trésor italien a confirmé que la réunion avait pris fin vers 12h00 GMT.

PAS RÉALISTE

Cette source avait auparavant indiqué qu'il y aurait "un échange de points de vue sur les derniers développements et sur les pistes qui sont sur la table pour ce qui est de l'implication des créanciers privés". "Plusieurs solutions seront discutées", avait-elle ajouté.

La réunion était dirigée par Vittorio Grilli, directeur général du Trésor italien et président du Comité économique et financier européen.

Une source européenne avait elle aussi déclaré qu'une telle réunion allait être organisée à Rome, précisant que des représentants de l'UE y participeraient. En revanche, aucun représentant des agences de notation n'était présent, selon une autre source.

Le veto de fait que constituent les réserves émises par l'agence de notation Standard & Poor's au plan des banques françaises a obligé les parties prenantes à élargir les options examinées.

L'Allemagne a proposé d'autres pistes dont la possibilité pour les banques détentrices d'obligations grecques de les échanger contre des titres de maturité plus longue. Cette proposition ne suscite pas toutefois l'engouement des banques et d'autres gouvernements européens.

Le ministre adjoint des finances allemands Jörg Asmussen a remis sur la table mercredi l'idée d'un échange de titres de dette grecs ajoutant que des discussions auraient lieu pendant les vacances d'été.

Le ministre hollandais des Finances Jan Kees de Jager a pour sa part estimé jeudi dans un entretien au quotidien Het Financieele Dagblad qu'il fallait faire pression sur les banques pour qu'elles contribuent à un renflouement de la Grèce, l'idée de leur participation volontaire n'étant pas réaliste.

Nicolas Delame et Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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