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Marché : Les analystes pas convaincus par la nouvelle stratégie d'ubs

Les analystes pas convaincus par la nouvelle stratégie d'ubsLes analystes pas convaincus par la nouvelle stratégie d'ubs

par Pascal Schmuck

ZURICH (Reuters) - UBS ne soulève pas l'enthousiasme vendredi après avoir dévoilé son plan de restructuration la veille lors d'une journée avec les investisseurs à New York.

La plupart des analystes déplorent une réorientation beaucoup plus faible que prévu. "La nouvelle stratégie dans la banque d'investissement évolue nettement moins que prévu et c'est donc une déception", souligne Andreas Venditti à la Banque Cantonale de Zurich.

Derek De Vries, analyste chez Bank of America Merrill Lynch, ajoute, dans une note de recherche, que la banque d'investissement "reste un chantier et que les prévisions de revenus sont bien trop élevées".

"Une banque d'investissement à profil risqué et une gestion de fortune de nature plus conservatrice n'ont rien à faire ensemble", plaident Oliver Forrer et Martin Koch, analystes à la banque Wegelin. "D'un point de vue actionnarial, une séparation de la banque d'investissement est le seul chemin viable à long terme", ajoutent-ils.

Pour un courtier basé à Zürich, le titre du quotidien zurichois TagesAnzeiger "UBS copie la concurrence" résume bien la situation. "Le retour d'un dividende est positif même si cette mesures n'est que symbolique avec 10 centimes par action."

Andrew Lim, analyste chez Execution Noble, est du même avis, tout en déplorant le manque d'ambition de la nouvelle stratégie. "Le retour d'un dividende intervient plus vite que prévu, ce qui est positif", a-t-il indiqué.

Pour d'autres investisseurs, ce versement ne sert qu'à dissimuler une stratégie frileuse dans la banque d'investissement. Oppenheimer Funds estime que la banque a mis du temps pour enfin fermer ses opérations en compte propre. "Mais elle y est finalement arrivée", a souligné un gestionnaire de portefeuille du gestionnaire américain.

Un analyste se veut plus prudent. "Si vous observez le tout, UBS ferme des lignes de négoce en compte propre, ce que la banque aurait dû faire il y a longtemps, mais elle en ouvre une nouvelle", a-t-il déploré en référence aux activités 'Situations Spéciales' que le directeur Carsten Kengeter a présentées la veille comme "attirantes".

Selon Dirk Becker, analyste chez Kepler Capital Markets, UBS admet sa défaite en mettant un terme à ces activités. "La banque ne donne aucune estimation des coûts de sortie mais nous estimons qu'ils atteindront facilement entre 2 et 2,5 milliards de francs."

Il estime que ces sorties devraient engendrer des baisses de revenus bien supérieures aux 600 millions de francs avancés la veille par la banque. "2012 est qualifiée d'année de transition, probablement un euphémisme pour préparer les charges de sortie d'activités sans oublier les coûts de restructuration et de réalisation de pertes".

Edition Robin Bleeker

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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