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Marché : Le rachat de bskyb examiné par le régulateur des médias

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par Kate Holton et Georgina Prodhan

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a demandé lundi au régulateur des médias Ofcom d'examiner l'offre d'achat de News Corp sur le bouquet de chaînes satellites BSkyB à lumière de l'affaire News of the World, décision susceptible d'aboutir à bloquer ladite offre.

News Corp, une entité de la galaxie d'entreprises du magnat de la presse Rupert Murdoch, a décidé la semaine dernière de fermer son tabloïd dominical News Of the World, accusé d'avoir détourné des milliers de messageries téléphoniques ces dernières années.

Le gouvernement a également saisi les autorités de la concurrence en la personne de l'Office of Fair Trading (OFT). Ces décisions font suite à un article de l'Independent suivant lequel des avocats du gouvernement étudient comment bloquer l'offre de News Corp.

News Corp, qui détient déjà 39 % de BSkyB, a promis que dans l'hypothèse d'un rachat total, le bouquet britannique resterait indépendant, avec une ligne éditoriale totalement libre.

Pour sa part, le vice-Premier ministre Nick Clegg a jugé que News Corp devrait purement et simplement renoncer à l'idée de racheter BSkyB.

"Agissez de manière convenable et raisonnable. Reconsidérer, remettez en question votre offre pour BSkyB", a dit Clegg sur BBC News, juste après avoir rencontré des personnes dont les messageries ont été piratées par News of the World.

Le Premier Ministre David Cameron et son ministre de la Culture Jeremy Hunt ont essuyé les critiques de l'opposition sur leur attitude qu'elle juge trop souple sur cette affaire.

Un vote au Parlement britannique, après des débats qui promettent d'être chauds mercredi, pourrait faire éclater la coalition entre le parti conservateur de David Cameron et le parti de son allié libéral-démocrate Nick Clegg.

MURDOCH À LONDRES

Ed Milliband, le leader du parti travailliste, a fait savoir lundi qu'il obligerait le Parlement à voter cette semaine si Cameron ne bloquait pas l'offre de 14 milliards de News Corp sur les 61% du capital de BSkyB qu'il ne détient pas encore.

Les libéraux-démocrates, traditionnellement moins bien traités par les médias de Rupert Murdoch, pourraient faire front commun avec les travaillistes sur cette question.

L'action BSkyB perdait 6% à Londres, tandis que l'action News Corp cédait 4,7% dans les premiers échanges à Wall Street.

Rupert Murdoch s'est rendu dimanche à Londres afin d'essayer de contenir la tourmente sans donner le moins signe d'un renoncement à son offre, qui représenterait la plus grosse acquisition de son groupe.

Des sources proches de la société ont indiqué qu'il pourrait considérer d'autres options pour réussir son offre si Londres voulait la bloquer ou la retarder.

Pour un analyste de Citigroup, Thomas Singlehurst, la probabilité que cette opération reçoive l'aval du gouvernement, malgré l'affaire News of the World, reste inchangée par rapport à la semaine dernière. "Nous considérons toujours cette opération en termes de 'quand' et non en termes de "si", a-t-il expliqué à Reuters.

"Nous pensons que l'affaire est tout simplement à l'eau", juge au contraire Alex GeGroot, analyste de Panmure Gordon.

Mehdi-Nicolas El Moueffak pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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