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Marché : Le moral des ménages allemands recule comme attendu

Le moral des ménages allemands recule comme attenduLe moral des ménages allemands recule comme attendu

par Sarah Marsh

BERLIN (Reuters) - Le moral des consommateurs allemands devrait légèrement se dégrader en septembre, touchant un plus bas de dix mois dans le contexte de la crise de la dette en zone euro et de la crainte d'une récession aux Etats-Unis, montre jeudi l'enquête mensuelle de l'institut GfK.

Cet indicateur avancé du sentiment des consommateurs, calculé sur la base d'une enquête auprès d'environ 2.000 personnes, ressort en baisse à 5,2 pour septembre contre 5,3 pour août, mais en ligne avec ce qu'attendaient les analystes interrogés par Reuters.

La composante des anticipations macroéconomiques a chuté à 13,4 contre 44,6 le mois précédent. Mais celle des intentions d'achat est en hausse, soutenue par un marché du travail solide.

"La détérioration de la crise de la dette ainsi que la chute brutale des Bourses du monde entier ne pèse pour l'heure que légèrement sur le moral des consommateurs", a commenté l'institut GfK dans un communiqué.

"Le cadre domestique extrêmement positif, le chômage en baisse et les salaires en hausse compensent ces facteurs négatifs."

Le taux de chômage en Allemagne est ressorti en mai et en juin à 7,0%, son plus bas depuis la réunification du pays.

Mais des statistiques récentes ont alimenté les doutes quant à la capacité de Berlin de continuer à jouer son rôle de locomotive de la zone euro, sur fond de crise de la dette et de craintes d'un ralentissement économique mondial.

Au deuxième trimestre, l'Allemagne a affiché une croissance ralentie à tout juste 0,1%, plombée par une consommation en berne et de faibles investissements dans la construction.

Le moral des entreprises allemandes a quant à lui affiché en août son plongeon le plus marqué depuis la crise de 2008, selon des chiffres publiés mercredi.

Dans ce contexte morose, les ménages allemands redoutent à présent d'être appelés à contribuer toujours plus aux tentatives de résolution de la crise budgétaire européenne, relève l'institut GfK.

Première économie de la zone euro, l'Allemagne paie plus du quart de la facture des plans de sauvetages accordés par la région pour tenter de juguler la crise de la dette.

Natalie Huet pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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