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Marché : Le luxe pâtit à son tour des craintes sur la croissance

Le luxe pâtit à son tour des craintes sur la croissanceLe luxe pâtit à son tour des craintes sur la croissance

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le luxe est rattrapé par la perspective d'un ralentissement de la croissance mondiale, après avoir moins souffert que d'autres secteurs emportés par la tourmente boursière des dernières semaines.

Jeudi matin, toutes les grandes valeurs européennes du secteur ont ouvert un "gap" baissier en début de séance (leur niveau d'ouverture ayant été inférieur au plus bas du jour précédent), un mouvement synonyme d'une tendance à la baisse en Bourse, à court terme du moins.

"Le marché s'inquiète des perspectives de ralentissement de l'économie au niveau mondial", a observé un analyste spécialiste du secteur.

"En Chine, la croissance devrait rester solide, tandis qu'en Europe et aux Etats-Unis, elle devrait être quasiment nulle", ajoute cet analyste qui a souhaité garder l'anonymat.

A la Bourse de Paris, dans un marché en baisse de 5%, le titre LVMH abandonnait 6,4% vers 14h30, touché comme l'ensemble des grands noms du luxe qui avaient jusqu'ici relativement résisté à l'hécatombe boursière entamée début juillet.

Au même moment, le géant suisse Richemont, propriétaire de Cartier, lâchait 7%, PPR (Gucci) perdait 5,7%, tandis que le britannique Burberry et l'italien Prada plongeaient tous deux de plus de 9%.

Aux dires des spécialistes, les valorisations élevées - justifiées par des taux de croissance jusqu'ici extrêmement solides - restent en ligne avec leur moyenne historique.

Concernant LVMH, la baisse du titre en Bourse n'est "en rien liée à la mise en examen de Nicolas Bazire", relève un autre analyste pour qui le titre souffre "comme le reste du secteur qui n'échappe pas à la capitulation générale".

Le patron de Groupe Arnault, la holding familiale de Bernard Arnault, PDG de LVMH, a été mis en examen jeudi pour complicité d'abus de bien social dans une affaire de contrats d'armement remontant aux années 1990. (voir )

Il est également membre du comité exécutif et du conseil d'administration du groupe de luxe.

"Cette affaire n'a strictement aucun lien et aucun rapport avec les fonctions que Nicolas Bazire occupe chez LVMH", a tenu à préciser un porte-parole du groupe.

Nicolas Bazire est aussi membre du conseil d'administration de Carrefour (-5%), dans lequel Groupe Arnault et Colony Capital détiennent de concert 14% du capital.

Edité par Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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