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Marché : Le gouvernement allemand approuve la réforme du fesf

Le gouvernement allemand approuve la réforme du fesfLe gouvernement allemand approuve la réforme du fesf

par Sarah Marsh

BERLIN (Reuters) - Le gouvernement allemand a approuvé mercredi un projet de loi sur le renforcement des pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière (FESF), donnant le coup d'envoi d'un parcours du combattant d'un mois pour convaincre certains parlementaires sceptiques de le voter.

La réforme du fonds de sauvetage européen suscite un profond débat en Allemagne. Le Bundestag doit se prononcer sur le texte le 29 septembre et certains membres de la coalition de centre-droit de la chancelière Angela Merkel ont menacé de voter contre, redoutant que Berlin ne transfère trop de pouvoir à Bruxelles.

La réforme du FESF, négociée entre dirigeants européens lors du sommet du 21 juillet, prévoit notamment que le fonds puisse intervenir sur le marché secondaire de la dette publique ou agir de manière préventive.

Dans l'opposition, les sociaux-démocrates du SPD et les Verts ont déclaré qu'ils soutiendraient le texte, aussi son adoption semble-t-elle acquise ; mais la question pourrait déboucher sur une crise gouvernementale si la chancelière se retrouvait mise en minorité au sein de son propre camp.

Signe du fait que les investisseurs suivent de très près l'évolution du débat, l'annonce du feu vert du gouvernement au projet a dopé le cours de l'euro, qui a brièvement touché un plus haut de séance à 1,4470 dollar.

Pour le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, le gouvernement allemand a montré sa détermination à stabiliser la zone euro en soutenant le renforcement des pouvoirs du FESF.

"Il s'agit d'élargir (les capacités d'action) des instruments du fonds dans des limites étroites. Le but premier de la manoeuvre est d'empêcher la contagion (de la crise)", précise-t-il dans un communiqué.

Ce week-end, Angela Merkel s'est dite certaine que les parlementaires de son camp voteraient l'accord.

COMPROMIS

Des figures du camp conservateur ont indiqué mercredi qu'ils étaient parvenus à un compromis impliquant la consultation du Bundestag en cas de recours au FESF.

Norbert Barthle, expert de la majorité sur les questions budgétaires, a estimé que cette formule permettrait d'adoucir les élus frondeurs qui réclament davantage de contrôle du parlement sur le fonds, tout en évitant une paralysie du FESF avec des procédures parlementaires trop lourdes.

"Je m'attends à ce que cette proposition (...) parvienne à convaincre les critiques qui s'inquiétaient que le parlement n'ait pas suffisamment son mot à dire sur le fonds", a-t-il déclaré à Reuters.

Selon sa proposition, la commission du Budget du Bundestag serait informée des décisions mineures du FESF et il y aurait une consultation du parlement en séance plénière dans les autres cas.

L'Allemagne, première économie de la zone euro, est également son principal bailleur de fonds et de nombreux élus à Berlin estiment qu'ils devraient à ce titre avoir beaucoup plus leur mot à dire sur les plans de sauvetage au sein de la zone que les autres pays.

Mais certains redoutent que cette exigence ne pousse d'autres pays de la zone à réclamer à leur tour un droit de regard sur le FESF, ce qui risquerait d'entraver grandement sa réactivité face aux crises.

La porte-parole du gouvernement français Valérie Pécresse a déclaré mercredi que Paris souhaitait une application totale de l'accord conclu le 21 juillet sur l'aide européenne à la Grèce, précisant que tout accord bilatéral sur le sujet devait obtenir l'aval de tous les pays de la zone euro.

La volonté de la Finlande d'obtenir de la Grèce des garanties financières en échange de sa participation au plan d'aide entretient depuis plusieurs semaines des doutes sur la mise en oeuvre de celui-ci.

De son côté, le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos a déclaré que les discussions entre Athènes et Helsinki portaient uniquement sur l'octroi de collatéraux en numéraire en échange de la contribution du pays nordique, ce qui selon lui "ne pose aucune difficulté au plan de stabilisation de la Grèce".

Avec Brian Rohan, Noah Barkin et Andreas Rinke; Jean Décotte pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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