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Marché : Le fesf "prêt" si le portugal demande de l'aide, assure regling

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PARIS (Reuters) - Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) est prêt à venir en aide au Portugal si celui-ci le demande, assure son président, Klaus Regling, dans un entretien publié samedi sur le site internet de La Tribune.

Il se dit parallèlement opposé à une éventuelle participation des créanciers privés de l'Irlande à une restructuration de la dette publique.

Le Portugal, dont le Premier ministre a démissionné faute de pouvoir faire adopter au parlement un nouveau programme d'austérité, est considéré par les marchés comme le prochain pays susceptible de devoir faire appel à une aide financière extérieure, après la Grèce et l'Irlande.

Parallèlement, Dublin a révélé jeudi un besoin de financement supplémentaire de 24 milliards d'euros pour ses banques.

"Trois pays ont des problèmes", résume Klaus Regling. "La Grèce a fait de grands progrès mais elle en a encore pour plusieurs années. C'est la même chose en Irlande. Le Portugal connaît une bataille politique interne. On verra s'il demande ou non de l'assistance. S'il le fait, nous sommes prêts."

A propos de l'Irlande, il juge "suffisante" l'enveloppe de 35 milliards d'euros dédiée au secteur bancaire dans le programme d'aide négocié en 2010. "L'argent est là. Tant que l'on reste dans cette enveloppe, le programme est soutenable", ajoute-t-il.

Interrogé sur une éventuelle participation des créanciers privés prioritaires à une restructuration du secteur bancaire irlandais, il estime que "ce serait une mesure drastique, un changement rétroactif, qui n'est pas en ligne avec l'approche que nous essayons de mettre en oeuvre".

"Si un gouvernement ne tient pas une promesse dans ce cas, certains pourraient se dire qu'un autre pays pourrait faire de même", souligne Klaus Regling.

Malgré ces incertitudes, le président du FESF estime que la zone euro dans son ensemble a "passé le cap".

"Il y a encore six ou neuf mois, beaucoup de gens à Washington, à New York ou à Londres pensaient que l'euro aurait disparu dans les trois ans. Cette perception a changé", dit-il à La Tribune.

"Cela ne veut pas dire que tous les problèmes aient été résolus. Mais l'euro en tant que tel n'est plus remis en question", poursuit-il.

Marc Angrand, édité par Henri-Pierre André

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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