Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Le directeur du fesf appelle la chine au chevet de l'europe

Marché : Le directeur du fesf appelle la chine au chevet de l'europe

Le directeur du fesf appelle la chine au chevet de l'europeLe directeur du fesf appelle la chine au chevet de l'europe

par Aileen Wang et Koh Gui Qing

PEKIN (Reuters) - Le directeur du Fonds européen de stabilité financière (FESF) Klaus Regling a tenté samedi de convaincre la Chine d'investir dans le fonds de sauvetage, précisant que les investisseurs seraient assurés contre un cinquième des pertes initiales si nécessaire et que les titres de dette pourraient éventuellement être cédés en yuan si Pékin le souhaitait.

Klaus Regling s'est rendu en Chine deux jours après l'accord trouvé par les dirigeants européens sur la Grèce pour tenter d'inciter Pékin à participer à la création d'un "véhicule spécial" au sein du FESF, contribuant à démultiplier la capacité de ce dernier au-delà de 1.000 milliards d'euros.

Selon l'accord obtenu à Bruxelles, l'effet de levier sur le FESF sera obtenu via un double mécanisme. Il s'agira d'une part d'assurer partiellement les dettes souveraines émises par des pays en difficulté et, d'autre part, de créer un nouveau "véhicule spécial" adossé au FESF et au Fonds monétaire international (FMI) et auquel participeront des investisseurs internationaux, comme la Chine ou d'autres grands pays émergents.

Le FESF pourrait absorber les 20% de pertes initiales si nécessaire, a assuré Klaus Regling, qui n'a toutefois pas précisé si ce degré de protection a été exigé par les Chinois.

Il n'a pas non plus souhaité commenter sa visite en Chine.

RÔLE MAJEUR DE LA CHINE

Le président français Nicolas Sarkozy avait déclaré après le sommet européen de mercredi dernier que Pékin avait "un rôle majeur à jouer" dans la résolution de la crise européenne.

Klaus Regling a laissé entendre qu'il serait dans l'intérêt de Pékin d'investir davantage dans le FESF, afin de préserver l'euro, devise alternative au dollar pour les réserves de change chinoises, qui s'élèvent à 3.200 milliards de dollars.

Interrogé sur d'éventuelles pertes de Pékin si la Banque centrale européenne (BCE) venait à lancer un nouveau programme d'assouplissement quantitatif, Klaus Regling a répondu que la BCE a jusqu'ici fait davantage preuve de prudence que la Réserve fédérale ou la Banque d'Angleterre.

Pékin, qui fait face à une inflation galopante, craint en effet qu'une politique monétaire ultra-accommodante à l'étranger accroisse la pression sur les prix en Chine.

La Chine s'est jusqu'ici montrée prudente et n'a pour le moment pas déclaré expressément vouloir investir dans le Fonds, même si elle a fait part à plusieurs reprises de sa confiance dans la capacité de l'Europe à surmonter la crise de la dette.

L'achat d'obligations émises par le FESF n'est pas à l'agenda du prochain sommet du G20, prévu début novembre à Cannes, a déclaré vendredi le ministre adjoint des Finances chinois, Zhu Guangyao. Il a précisé que Pékin attendait d'avoir des détails sur les nouvelles possibilités d'investissement dans le Fonds pour prendre une décision.

Klaus Regling, avait de son côté reconnu ne pas s'attendre à parvenir à un accord définitif avec Pékin à l'occasion de cette visite mais prévoit que les autorités chinoises continueront à acheter des obligations émises par le Fonds.

Catherine Monin pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...