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Marché : Le cac40 termine au plus bas du jour

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 en termine au plus bas du jour, en repli de -0,84% à 2.870Pts. Les volumes demeurent apparemment insignifiants (à peine 2,5MdsE) mais il faudrait agréger toutes les transactions sur l'ensemble des plateformes de cotations pour évaluer l'intensité de la pression baissière.

Le scénario de cette journée est techniquement très négatif puisque le CAC40 qui a ricoché sous les 2.940Pts s'enfonce résolument sous les 2.900Pts quelques heures seulement après avoir cassé le support des 2.973Pts.

Chez nos voisins, la bourse de Francfort décroche de -1,2%, celle de Milan et Madrid de -1,5% et l'Euro-Stoxx50 affiche -1%, sous les 2.140Pts.

Après une entame de séance hésitante, Wall Street a entamé une glissade qui a atteint son maximum d'intensité vers 17H35: les indices US lâchaient -1% en moyenne.

Un rebond vient de s'enclencher et le Dow Jones ne cède plus que 0,3%, le Nasdaq et le 'S&P' -0,2%.

Les mauvaises surprises continuent de s'accumuler pour les marchés financiers puisque la croissance américaine au 3ème trimestre est revue nettement à la baisse (de +2,5% à +2%) en seconde estimation, alors que le consensus tablait sur une confirmation de la hausse du PIB (de récentes études de grandes banques New Yorkaises n'hésitaient pas à revoir à la hausse les prévisions de croissance 2011).

Et ce n'est pas la seule douche froide pour les investisseurs puisque le 1er Ministre François Fillon enterre pratiquement tout espoir de voir l'Allemagne autoriser la BCE à intervenir de façon plus large pour soutenir les pays (du Sud de l'Europe principalement) éprouvant des difficultés pour refinancer leur dette souveraine.

Les attaques spéculatives peuvent reprendre: il n'y aura personne en face. Une rumeur de possibilité d'intervention de la BCE à hauteur de 20MdsE par semaine circulait dans la presse allemande mais elle n'a visiblement pas été prise au sérieux.

Les Etats Unis n'en sont pas moins sur la sellette avec l'échec avéré des négociations visant à réduire le déficit Fédéral: c'est un épisode de plus dans la 'stratégie du pire' menée par l'opposition républicaine pour envoyer l'Amérique 'dans le mur', dans l'espoir que les électeurs en attribueront la responsabilité à l'administration Obama (ce qui s'est vérifié dans les sondages au milieu de l'été).

Si Standard & Poors estime que l'échec du 'super committee' n'affectera pas la note des Etats Unis, Fitch avertit en revanche que le 'AAA' serait désormais menacé.

Du pain béni pour les extrémistes du 'Tea Party' qui espèrent abolir toute intervention de l'état dans les affaires publiques: en acculant le pays à une quasi faillite (ou au licenciement forcé de dizaines de milliers de fonctionnaires), le contrat social volerait de facto en éclats et ce serait la mort clinique d'un système politique et économique qui perdurait depuis la fin des années 50.

A Paris, ce sont les valeurs bancaires qui se retrouvent de nouveau sous pression avec -4,9% pour BNP-Paribas, -4,5% sur AXA, -3,4% sur Sté Générale.

Les attaques visant à détruire boursièrement Alcatel-Lucent reprennent de plus belle: avec un effondrement de -12,25% vers 1,201E, le titre se retrouve au même niveau que le 26 mars 2009 quand la situation du groupe semblait désespérée (tout du moins essayait-on de le faire croire).

Le silence assourdissant de la direction d'Alcatel-Lucent entretient par ailleurs les pires hypothèses -alimentées à jet continu par des 'études' de grandes banques d'affaire US dont Goldman Sachs et Morgan Stanley ce mardi.

Les cours s'effondrent sur la seule 'bonne parole' de quelques analystes 'bien intentionnés', bien qu'aucune information émanant de l'entreprise n'étaye le genre de valorisation qu'ils proposent... et que le 'marché' prend pour argent comptant.

L'effondrement de Véolia (-3,4% à 8,15E) qui voit son cours divisé par 3 depuis ses sommets annuels (du jamais vu) est tout aussi inquiétant pour ce leader mondial de l'environnement dont la capitalisation sera bientôt dévisée par 2 par rapport à ses planchers historiques de mars 2003 et mars 2009.

Air-France qui dévisse de -6,15% (à 3,58E) pulvérise également un nouveau plancher historique et ne vaut plus boursièrement que 1,08MdsE, soit l'équivalent d'une poignée d'Airbus A-330 (ou de 3 A-380 gros porteurs) et moins que ses diverses participations dans des groupes de tourisme.

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