Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : La liquidité devient "rare et chère", dit la société générale

Marché : La liquidité devient "rare et chère", dit la société générale

La liquidité devient La liquidité devient

PARIS (Reuters) - La liquidité est devenue pour les banques une ressource rare et chère et le marché interbancaire ne repartira pas massivement tant que les nouvelles normes bancaires du comité de Bâle ne seront pas modifiées, a déclaré mercredi Frédéric Oudéa, le PDG de la Société générale.

En raison des inquiétudes sur la solidité du système bancaire européen dans le contexte de crise de la dette dans la zone euro et de normes prudentielles plus contraignantes, les banques européennes éprouvent des difficultés à se refinancer.

Les tensions sur la liquidité bancaire ont été telles que la Banque centrale européenne (BCE) a dû intervenir à deux reprises, en décembre et fin février, pour injecter plus de 1.000 milliards d'euros de prêts à trois ans (LTRO) pour aider les banques européennes et éviter un tarissement du crédit.

"Le monde a considérablement changé et peut-être encore plus sur la liquidité que sur le capital (.) La grande leçon de la crise, c'est que la liquidité est désormais chère et beaucoup plus rare" , a expliqué Frédéric Oudéa lors d'une conférence à l'European American Press Club à Paris.

"Le marché interbancaire, les prêts directs se raréfient", a-t-il ajouté.

En Europe, d'autres dirigeants bancaires soulignent que le marché interbancaire n'a pas retrouvé un fonctionnement normal en dépit des interventions exceptionnelles de la BCE.

"La liquidité n'est toujours pas abondante malgré les fonds injectés par la BCE", a ainsi dit Federico Ghizzoni, le directeur général de la banque italienne Unicredit lors d'une conférence à Rome. "Il est difficile de trouver des financements à moyen et long terme."

"FILET DE SÉCURITÉ"

"Le LTRO (de la BCE, NDLR), c'est un filet de sécurité (...) qui nous permet de prêter là où il faut prêter sans avoir peur du lendemain", a pour sa part commenté le patron de la SocGen.

Interrogé sur l'échange de dette grecque et le déclenchement des CDS, ces contrats qui protègent un investisseur contre les risque de défaut, Frédéric Oudéa, qui est aussi le président de la Fédération bancaire française (FBF) a estimé que les 'credit-default swaps" ne représentaient pas un "enjeu significatif" pour les banques.

"Le problème du défaut, de l'organisation du défaut, ce n'est pas tant les CDS (credit default swaps, NDLR) qui, d'après tous les chiffres qui circulent, ne représentent pas un enjeu significatif pour une quelconque banque et le système financier (...) que le problème du financement du système grec", a fait savoir le directeur général de la SocGen.

"Tous ces chiffres ont été communiqués par les banques dans le cadre de l'exercice des stress tests (tests de résistance) de l'EBA (Autorité bancaire européenne, NDLR)", a-t-il ajouté.

L'International Swaps and Derivatives Association, l'organisation qui regroupe les grands intervenants sur les marchés dérivés, a décidé vendredi qu'en activant une mesure obligeant les créanciers privés à passer des pertes sur leurs titres de dette souveraine, la Grèce avait déclenché le versement des CDS.

L'organisme a toutefois jugé que le paiement de ces CDS, estimé à quelque 3 milliards de dollars, n'aurait pas d'impact important sur les marchés.

Matthieu Protard et Lionel Laurent, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2012 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...