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Marché : La grèce prépare un plan de réduction de la fonction publique

La grèce prépare un plan de réduction de la fonction publiqueLa grèce prépare un plan de réduction de la fonction publique

par Lefteris Papadimas

(Reuters) - Le gouvernement grec devrait dévoiler ce dimanche soir un plan de réduction des effectifs dans la fonction publique avec licenciements à la clef, contrepartie la plus controversée au déblocage de l'aide financière du FMI et de l'Union européenne.

Ce volet des réformes réclamées par les bailleurs de fonds d'Athènes est le plus sensible aux yeux de l'opinion publique. Mais la Grèce ne peut se passer de l'aide financière internationale, dont une nouvelle tranche de 8 milliards d'euros est actuellement en suspens, dans l'attente des conclusions des inspecteurs de la "troïka" - UE, FMI et Banque centrale européenne.

Les Européens tentent d'éviter à tout prix un défaut de paiement de la Grèce sur sa dette, qui aurait des répercussions sur le secteur bancaire du continent - les banques détiennent une partie de la dette grecque -, sur l'avenir de la monnaie unique et pourrait provoquer en cascade une nouvelle crise économique mondiale.

A Berlin, principal contributeur du plan de sauvetage financier, un haut responsable de la CSU, l'Union chrétienne sociale associée à la coalition d'Angela Merkel, a avancé dimanche qu'il serait peut-être nécessaire pour la Grèce de sortir de l'euro, une perspective que les gouvernements européens refusent officiellement d'envisager.

Ces quatre derniers jours, les dirigeants grecs ont enchaîné les discussions avec les inspecteurs de la troïka.

Pour les convaincre de recommander le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide, le gouvernement socialiste de George Papandréou s'est engagé à créer de nouveaux impôts, de baisser les salaires de la fonction publique de 20% en moyenne et de réduire le nombre de fonctionnaires de 20% d'ici 2015.

UNE "RÉSERVE DE TRAVAIL"

Parmi ces mesures d'austérité, profondément impopulaires alors que la Grèce en est à trois ans de récession, le licenciement annoncé de fonctionnaires passe particulièrement mal dans un pays où 20% de la population active travaille au service de l'Etat et bénéficiait jusque là d'une garantie d'emploi à vie.

Le gouvernement, qui se réunira dimanche dans la soirée, devrait débattre de la création d'une "réserve de travail", où 30.000 fonctionnaires seraient affectés d'ici la fin de l'année avec une baisse de 40% de leur rémunération. Au bout d'un an, ils seraient licenciés.

Les détails de ce projet n'ont pas encore été rendus publics, mais on annonçait samedi soir de sources grecques autorisées qu'un accord était proche au sein du gouvernement.

"Nous voulons conclure les négociations avec la troïka demain (dimanche) sur cette réserve de travail et aussi l'approuver en conseil des ministres", précisait un responsable grec.

Mais l'opinion est majoritairement hostile à la cure d'austérité qui va s'accentuant au risque d'amplifier la récession économique.

Grèves et manifestations sont prévues ces prochaines semaines à l'appel des syndicats, qui espèrent aussi "retourner" des députés socialistes. Pour l'heure, le gouvernement ne dispose que de quatre sièges de majorité au Parlement.

Samedi soir, un nouveau rassemblement s'est tenu sur la place Syntagma, la place de la Constitution dans le centre d'Athènes.

Henri-Pierre André pour le service français

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