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Marché : La grèce ne discute pas d'une aide, selon plusieurs sources

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par Ingrid Melander et Stephen Brown

ATHENES/BERLIN (Reuters) - La Grèce ne discute pas d'une aide supplémentaire, ont dit mardi plusieurs sources de haut rang à Athènes et ailleurs, démentant une information de presse qui évoquait un nouveau plan de près de 60 milliards d'euros.

Citant un haut responsable gouvernemental grec, l'agence Dow Jones a rapporté qu'Athènes s'attendait à recevoir un deuxième plan d'aide pour couvrir des besoins de financement de 27 milliards d'euros en 2012 et à 32 milliards en 2013.

L'information a dopé les valeurs européennes, qui se sont retournées à la hausse. L'indice paneuropéen FTSEurofirst progressait de près de 1% à 11h15 GMT. A Paris, le CAC 40 avançait de 1,37% à 4.062,15 points.

Les taux des emprunts de la Grèce ont reculé, le rendement du papier grec à deux ans reculant de plus de 30 points de base à 25,7%.

"AUCUNE DISCUSSION À CE SUJET"

"La Grèce n'a aucune discussion sur un éventuel nouveau plan d'aide", a dit un haut responsable du ministère grec des Finances, qui a requis l'anonymat. "Ce type d'information sur des discussions à propos d'une nouvelle aide ne sont pas vraies."

Des sources proches des créanciers internationaux de la Grèce ont aussi rapporté que les membres de la mission de l'Union européenne et du Fonds monétaire international actuellement à Athènes pour faire le point sur la situation budgétaire du pays ne discutaient pas d'un plan d'aide supplémentaire.

L'euro, qui avait effacé ses pertes à la faveur de l'information de Dow Jones pour se traiter à 1,4376 dollar, est reparti à la baisse après ces démentis. Il cédait environ 0,17% et s'échangeait autour de 1,4350 dollar, dans un marché très volatil.

"Nous n'avons aucune discussion à ce sujet et nous avons encore moins évoqué des chiffres", a dit l'une des sources.

"Comme vous le savez, (le président de l'Eurogroupe Jean-Claude) Juncker a évoqué la possibilité de mesures additionnelles mais toutes les options sont encore ouvertes", a précisé la source.

A l'issue d'une réunion qui a rassemblé vendredi soir l'Allemagne, l'Espagne, la France et l'Italie, Jean-Claude Juncker avait déclaré qu'il y avait un large consensus pour dire que la Grèce avait besoin d'un plan de sauvetage complémentaire, un sujet qui sera vraisemblablement la priorité de la réunion de l'Eurogroupe le 16 mai.

TROIS OBSTACLES À UNE NOUVELLE AIDE

Interrogée par Reuters mardi, une source européenne haut placée a noté que les ministres des Finances n'avaient à l'heure actuelle aucune certitude sur le fait de savoir si un nouveau plan d'aide à la Grèce était nécessaire, voire s'il était possible d'en mettre un sur pied.

Elle a précisé que tout chiffre mentionné dans la presse sur le montant d'un deuxième plan d'aide était faux et n'avait aucune consistance.

"Il n'y a pas de négociation formelle avec la Grèce mais une mission conjointe UE/FMI est à Athènes et, en fonction de ses conclusions, nous devrons en tirer les conséquences", a ajouté cette source, tout en notant que trois obstacles se dressaient sur la route d'un nouveau programme de soutien.

"D'abord, nous n'avons pas de vision claire. Ensuite, nous voulons maintenir une égalité de traitement avec les autres pays aidés et ne pas donner l'impression qu'on aide à nouveau un pays n'ayant pas fait les efforts nécessaires. Enfin, il y a une opposition frontale de l'Allemagne, de la Finlande et des Pays-Bas", a-t-elle expliqué.

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'elle attendait de connaître les conclusions de la mission de l'UE et du FMI à Athènes avant de se prononcer sur un allègement des conditions des prêts alloués à la Grèce.

Gerda Hasselfeldt, vice-présidente du Bundestag et membre de la CSU, l'alliée bavaroise de la CDU d'Angela Merkel, a estimé de son côté qu'il y avait des signes selon lesquels les prérequis en vue du versement de la prochaine tranche de l'aide à la Grèce, prévue fin mai, pourraient ne pas être atteints.

Cette parlementaire influente a ajouté ne pas savoir si cela était dû aux agissements de la Grèce ou à des objectifs initiaux irréalistes.

Mais une source proche du dossier a indiqué qu'il était trop tôt pour que les envoyés de l'UE et du FMI aient déterminé si Athènes avait rempli les objectifs nécessaires pour obtenir la tranche suivante de l'aide.

"Nous sommes au milieu du processus", a-t-elle dit.

Avec George Georgiopoulos à Athènes, Andreas Rinke à Berlin, Julien Toyer à Bruxelles, Jean Décotte pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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