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Marché : La grèce annonce plus d'austérité, appels à la grève

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par Renee Maltezou et Lefteris Papadimas

ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec a annoncé mercredi soir un plan d'austérité renforcé, de façon à s'assurer le versement de sa prochaine tranche d'aide internationale et éviter une faillite le mois prochain.

Mais, alors que l'opinion publique ne voit pas le bout de la récession, les syndicats de salariés ont annoncé qu'ils s'opposeraient à ces mesures via deux grèves de 24 heures le mois prochain.

Parmi les nouvelles mesures adoptées par le gouvernement, figurent une baisse des retraites, une prorogation de la taxe immobilière et une baisse de salaire pour plusieurs milliers de fonctionnaires. (voir

La Grèce mettra la dernière main aux mesures de sauvetage dont elle a besoin pour recevoir une nouvelle tranche d'aide internationale après le retour des inspecteurs de l'Union européenne et du Fonds monétaire international à Athènes la semaine prochaine, a annoncé un porte-parole du gouvernement.

Il a précisé que la série de mesures décidées par le gouvernement visant à regrouper les mesures d'austérité permettront à Athènes de se mettre en conformité avec les termes de son sauvetage jusqu'en 2014.

"Les discussions avec la troïka seront achevées après l'arrivée des inspecteurs en début de semaine prochaine", a déclaré le porte-parole. "Les mesures prises aujourd'hui nous permettront de nous mettre en conformité avec le plan jusqu'en 2014."

La Grèce prévoit de rester dans la zone euro, a-t-il ajouté.

Les marchés financiers sont pratiquement certains que la Grèce fera défaut. Les économistes et les responsables politiques craignent qu'un défaut grec ne provoque un éclatement de la zone euro, préjudiciable pour l'économie mondiale et pour d'autres pays vulnérables de la zone euro, comme l'Italie et l'Espagne.

Ces propositions sont censées répondre aux voeux de la "troïka" (Fonds monétaire international, Union européenne, Banque centrale européenne) afin de libérer le mois prochain une nouvelle tranche d'aide de huit milliards d'euros, sans laquelle Athènes risque de se retrouver en cessation de paiement.

Le ministre des Finances Evangelos Venizelos avait fait savoir mardi soir, à l'issue d'une téléconférence de deux heures avec les délégués de la troïka, que le gouvernement avait accepté d'appliquer de manière anticipée certaines mesures d'un "plan à moyen terme".

"Nous faisons et ferons ce qu'il faudra. Nous ne mettrons pas l'avenir du pays en danger", avait déclaré le ministre au parlement avant une réunion du conseil des ministres lors de la quelle il devait présenter ses propositions.

Les représentants de la troïka retourneront à Athènes en début de semaine prochaine pour reprendre leur mission d'inspection.

"Sans la troïka, les finances grecques auraient malheureusement échappé à tout contrôle", a-t-il déclaré au parlement, tout en reprochant aux dirigeants de l'Union européenne de ne pas avoir géré la crise de manière résolue.

"En tant que système institutionnel qui gère une monnaie commune exposée aux attaques spéculatives des marchés internationaux, l'Europe ne peut gérer cette crise avec la détermination, la rapidité et l'efficacité qui s'imposent", a-t-il déclaré.

L'objectif du plan dit à moyen terme de la Grèce est de ramener le déficit budgétaire à 1,2% du PIB en 2015 contre plus de 8,5% estimé pour cette année. Il prévoit aussi des cessions d'actifs publics pour une cinquantaine de milliards d'euros, censées aider à rembourser une dette dont on pense qu'elle dépassera 165% du PIB d'ici la fin de l'année.

Alors que le gouvernement se prépare pour obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide internationale pour éviter d'être à court de fonds, les deux principales fédérations syndicales des secteurs public et privé appellent à une grève les 5 et 19 octobre pour dénoncer les nouvelles mesures d'austérité

"Nous nous battrons jusqu'au bout afin de faire échec à cette politique", a déclaré mercredi à Reuters Ilias Iliopoulos, secrétaire général de la centrale du secteur public ADEDY. "On en a assez de la troïka et de ce gouvernement."

L'ADEDY, qui avait dans un premier temps appelé à une grève de vingt-quatre heures pour le 6 octobre, a décidé d'avancer ce mouvement d'une journée pour s'associer à la contestation du secteur privé organisée par la fédération GSEE.

ADEDY et GSEE revendiquent environ 2,5 millions d'adhérents, soit la moitié de la population active du pays.

Mehdi-Nicolas El Moueffak, Guy Kerivel et Danielle Rouquié pour le service françaiS

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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