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Marché : La france maintient sa position sur la grèce, après moody's

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PARIS (Reuters) - La France a réitéré mercredi son opposition à toute restructuration de la dette de la Grèce après un avertissement de Moody's qui a menacé d'abaisser la note de trois grandes banques en cas de défaut de paiement d'Athènes.

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a voulu relativiser l'annonce de l'agence de notation, qui a placé sous surveillance, en vue d'un abaissement éventuel, les notes de solidité financière de BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole dans cette hypothèse.

"Ca ne nous inquiète pas", a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres, en soulignant que les établissements français, même s'ils ont une forte exposition sur la Grèce, "sont parmi les banques internationales les mieux notées actuellement".

François Baroin, qui est également ministre du Budget, a fait valoir en outre que Moody's avait reconnu dans son analyse la solidité du modèle économique des banques concernées. Il a indiqué que, d'après l'agence, une dégradation éventuelle de leurs notes serait "limitée".

S'agissant de la Grèce, il a déclaré que la France n'avait pas "dévié de (sa) ligne sur la non restructuration de la dette grecque".

Il s'est refusé à spéculer sur les conséquences de la décision de Moody's au moment où la France et d'autres pays européens plaident pour une participation "volontaire" du secteur privé au nouveau plan de sauvetage en préparation pour la Grèce.

Celle-ci prendrait la forme d'un engagement des banques et des autres créanciers privés à maintenir leur exposition sur le pays, à l'instar de ce qui a été fait au début de la crise pour l'Europe de l'Est dans le cadre de l'"initiative de Vienne".

"SOLIDITÉ EXTRÊME"

Réunis mardi à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro et de l'Union européenne n'ont pu se mettre d'accord sur les modalités du nouveau plan pour la Grèce, annoncé d'un montant de 120 milliards d'euros, en vue de son adoption lors du conseil européen des 23 et 24 juin.

Ils ont buté sur la proposition allemande visant à offrir aux créanciers privés qui détiennent des obligations de l'Etat grec la possibilité de les échanger contre de nouvelles, dont la maturité serait allongée de sept ans.

Une majorité de pays européens, ainsi que la Banque centrale européenne, sont vent debout contre cette idée, estimant qu'elle serait synonyme d'un "événement" de crédit dont les conséquences pourraient être incalculables pour la zone euro .

"La position française sur la question grecque, vous la connaissez : une éventuelle association du secteur privé, ce serait uniquement sur la base du volontariat, ça ne peut pas conduire à un événement de crédit et c'est en pleine coopération avec la Banque centrale européenne", a dit François Baroin mercredi.

De nouvelles réunions de l'Eurogroupe et du conseil Ecofin sont prévues lundi à Luxembourg pour tenter de parvenir à un accord.

Le nouveau plan pour la Grèce figurera en bonne place des entretiens vendredi à Berlin de la chancelière Angela Merkel et du président Nicolas Sarkozy.

"Il y a un certain nombre de sujets à l'ordre du jour. La Grèce, à n'en pas douter, fera partie des sujets de conversation", a indiqué le porte-parole du gouvernement français.

Il s'est employé à minimiser les désaccords franco-allemands en déclarant que, "quels que soient les points de débat qu'on peut avoir", la relation entre Paris et Berlin est "d'une solidité extrême".

Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Patrick Vignal

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