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Marché : La france évoque des corridors humanitaires en syrie

La france évoque des corridors humanitaires en syrieLa france évoque des corridors humanitaires en syrie

PARIS (Reuters) - La France va demander à l'Union européenne d'établir des corridors humanitaires pour protéger les populations en Syrie, a déclaré mercredi Alain Juppé.

"A la demande du Conseil national syrien, nous allons examiner avec nos partenaires de l'Union européenne la possibilité de lancer des initiatives humanitaires pour alléger les souffrances des populations, qui sont considérables", a dit le ministre français des Affaires étrangères à l'issue d'un entretien à Paris avec le président du Conseil national syrien, Burhan Ghalioun.

"Faut-il créer de des corridors humanitaires ou des zones humanitaires ? Je vais demander a l'Union européenne de le mettre à l'ordre du jour a notre prochaine réunion", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie française a également dit que la France considérait le Conseil national syrien comme un interlocuteur légitime et envisageait de le reconnaître.

"Le Conseil national syrien est l'interlocuteur légitime avec lequel nous souhaitons travailler", a dit Alain Juppé. "Nous travaillons avec la Ligue arabe et l'ensemble de nos alliés à une reconnaissance (du Conseil national syrien)."

La répression violente du mouvement de contestation en Syrie risque de plonger toute la région "dans un bain de sang", a estimé pour sa part mercredi le président turc, Abdullah Gül, au cours d'une visite à Londres.

La veille, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait accusé le régime au pouvoir à Damas de "lâcheté" parce qu'il faisait tirer l'armée sur la foule. Erdogan avait comparé le président syrien, Bachar al Assad, à Hitler ou Mussolini.

Signe que les dirigeants turcs pourraient ne pas s'en tenir aux déclarations au vitriol et passer aux actes, des médias turcs rapportent que le commandant en chef de l'armée de terre a inspecté les troupes stationnées près de la frontière syrienne.

L'option militaire "n'est pas à l'ordre du jour", a dit Alain Juppé.

L'Union européenne, elle, prépare des sanctions financières qui viseraient les banques syriennes et les prêts à la Syrie, a déclaré un diplomate en poste à Bruxelles. Ces mesures, a-t-il dit, devraient être entérinées la semaine prochaine.

Catherine Ashton, haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, a dit pour sa part que les Vingt-Sept étaient prêts à engager des consultations avec le Conseil national syrien et d'autres groupes d'opposition, a fait savoir mercredi un porte-parole.

Interrogée sur les propos d'Alain Juppé, le porte-parole Michael Mann a répondu: "La haute représentante a rencontré hier les dirigeants du Conseil national syrien. Elle a souligné qu'il importait que l'opposition reste clairement attachée à une approche pacifique et ouverte."

"L'UE se tient prête à discuter avec le Conseil national syrien et d'autres membres représentatifs de l'opposition qui adhèrent à la non-violence et aux valeurs démocratiques", a ajouté le porte-parole de Catherine Ashton.

John Irish, édité par Patrick Vignal

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