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Marché : La dette européenne pénalise encore les bourses européennes

La dette européenne pénalise encore les bourses européennesLa dette européenne pénalise encore les bourses européennes

PARIS (Reuters) - Les marchés européens ont terminé en baisse, pénalisés une fois de plus par les craintes provoquées par la crise de la dette souveraine.

Le CAC 40 a cédé 1,28%, 40,23 points, à 3.108,95. Le FTSEurofirst 300 a abandonné 0,93% et l'Euro STOXX 50 -1,57%. Milan a perdu 1,99% après avoir gagné jusqu'à 2,3% en début de séance.

Les Bourses de Francfort (-1,19%) et Londres (-0,47%) ont également chuté.

Si la mise en place progressive de nouveaux gouvernements en Grèce et en Italie avait initialement soutenu les Bourses du Vieux continent, le résultat mitigé d'une adjudication italienne est venu rappeler que la confiance n'a toujours pas refait surface.

"Les vrais drivers de marché sont les taux. Le marché est en train de tester la capacité de réponse de l'Espagne", explique Frédéric Rozier de Meeschaert Gestion privée. Selon lui, si les spreads atteignent des records, cela est dû autant à une faiblesse des taux allemands qu'à la tension sur les taux italiens, français ou espagnols.

Le Trésor italien a émis pour 3,0 milliards d'euros d'obligations à cinq ans à un rendement de 6,29%, sans précédent depuis la création de l'euro même s'il est inférieur à celui observé sur le marché secondaire. Des traders ont en outre signalé que la Banque centrale européenne poursuivait ses rachats de dette italienne sur ce marché.

L'influent Warren Buffett, investisseur et directeur de Berkshire Hathaway, a par ailleurs estimé sur la chaîne CNBC qu'il n'était pas certain que l'Europe soit en mesure d'endiguer la crise et a jugé prématuré d'acheter de la dette souveraine européenne ou des valeurs bancaires.

Les bancaires ont accusé le coup. L'indice a cédé 1,75%. La meilleure illustration des tensions qui pèsent sur les banques réside dans les annonces réalisées dans l'après-midi par UniCredit, guère épargnée par la crise de la dette et qui en a tiré les conséquences en annonçant une augmentation de capital de 7,5 milliards d'euros et plus de 6.000 suppressions de postes après des pertes colossales au troisième trimestre.

Nicolas Delame pour le service français

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