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Marché : La dernière heure fut fatale à wall street

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(CercleFinance.com) - La dernière heure fut fatale à Wall Street: les indices US qui grimpaient de +0,7% en moyenne vers 20H30 avaient effacé la totalité de leurs gains une demi-heure plus tard avant de déraper vers la zone rouge jusqu'au coup de cloche final.

Les écarts ne sont certes pas spectaculaires (-0,15% pour le Dow Jones, -0,1% pour le 'S&P' et -0,05% pour le Nasdaq) mais ce nouveau 'faux pas' débouche sur l'inscription d'une 5ème séance de repli pour un repli cumulé de -4% qui compte parmi les plus sévères observés depuis le début de l'année.

Le revirement à la baisse de la dernière heure pourrait avoir été causé par la crainte que Ben Bernanke se focalise sur la réduction de la taille du bilan de la FED plutôt que sur le soutien de l'économie par le biais de la poursuite d'une politique monétaire ultra incitative et ultra-accommodante.

Avant même qu'il prenne la parole devant la Conférence monétaire internationale d'Atlanta, le président de la Fed de Dallas Richard Fisher avait enterré les derniers espoirs de voir le fameux programme d'assouplissement quantitatif 'QE2' être prolongé par un troisième cycle (interview diffusée sur la chaîne financière américaine CNBC).

Bien que l'abondance de Dollar doive se tarir provisoirement, l'Euro reste très 'solide' face au Dollar à 1,4650: c'est davantage un signe de défiance relatif à la conjoncture globale -et la croissance aux Etats Unis- qu'un plébiscite pour l'action de Bruxelles et de la BCE.

Ben Bernanke n'a comme à son habitude pas dit un mot sur la valeur du Dollar: il s'est contenté de réaffirmer qu'il ne croyait pas au scénario du 'double-dip' et que la croissance qu'il qualifie de 'désespérément lente' devrait se redresser 'quelque part' au cours du second semestre.

Parallèlement, l'inflation -qui demeure largement contenue- devrait s'être calmée d'elle même pour peu que l'OPEP augmente sa production au niveau de l'été 2008 pour combattre 'l'effet rareté' qui pousse les prix du pétrole à la hausse.

Il a précisé que la FED allait se donner un peu de temps pour étudier de nouvelles mesures de soutien à l'économie (sans préciser lesquelles) et poursuivrait ses efforts pour stimuler l'emploi (sans évoquer de 'QE-3').

Le patron de la FED ne va pas au-delà de ses habituelles déclarations d'intention et se retranche derrière sa conviction que 'ça ira mieux bientôt'. Le seul point sur lequel il s'est montré plus précis et plus directif concerne les banques qu'il invite à renforcer leurs fonds propres au-delà des niveaux préconisés par 'Bâle III'.

Peu après la fin de la séance de questions-réponses, les indices US effaçaient les pertes marginales mentionnées en préambule: les variations -souvent insignifiantes- des ténors de la cote n'appellent dans ces conditions aucun commentaire particulier.

Le Dow Jones et le 'S&P' n'auraient probablement pas clôturé dans le rouge si Cisco n'avait pas chuté de -3,1% et Bank of America de -1,7%.

Au sein du 'Dow', seul Intel parvenait à engranger plus de 1%: DuPont ne faisait pas mieux que +0,85% et Alcoa (3ème place sur le podium) se contenatit de +0,65%.

Apple (-1,8%) a certainement été le plus gros contributeur à la baisse du Nasdaq avec Research In Motion et ses -2,8% et Baidu avec -1,65%.

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