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Marché : La croissance résiste en france et en allemagne, repli en vue

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par Brian Rohan et Daniel Flynn

PARIS/BERLIN (Reuters) - L'Allemagne et la France ont enregistré une croissance encore solide au troisième trimestre mais les deux principales économies de la zone euro vont être rattrapées par la crise de la dette souveraine qui frappe déjà durement plusieurs pays membres, préviennent des économistes.

L'économie allemande a enregistré une croissance de 0,5% sur la période de juin à septembre par rapport au trois mois précédents, conforme aux attentes des économistes, tandis que celle du deuxième trimestre a été révisée en hausse à +0,3% contre +0,1% précédemment.

Le produit intérieur brut (PIB) de la France a progressé de 0,4% sur la même période après une contraction de 0,1% au deuxième trimestre.

Les perspectives pour les prochains mois sont nettement plus sombres en raison des plans d'austérité que de plus en plus de pays de la zone sont contraints d'adopter pour tenter d'enrayer l'envolée de leur coût de financement sur les marchés obligataires.

Après la Grèce, le Portugal, l'Irlande et l'Espagne, l'Italie est désormais sous pression et la France a dû présenter la semaine dernière un deuxième train de mesures d'économies budgétaires en à peine plus de deux mois.

L'incapacité de la France à apporter rapidement des ajustements à son économie est une grave source d'inquiétude et devrait être un signal d'alarme pour la zone euro, lit-on dans une étude publiée mardi examinant la santé des 17 pays de la monnaie unique, qui place la France au treizième rang du classement général relatif à la santé générale des pays.

Les économistes soulignent qu'aucune stratégie de croissance n'a été définie pour contrer les effets des plans d'austérité.

"Pour l'avenir, les indicateurs de confiance annoncent un net ralentissement de la contraction et une contraction de l'économie vers la fin de l'année est possible", prévient Carsten Brzeski, économiste chez ING, au sujet de l'économie allemande qui s'est jusqu'à présent beaucoup mieux comportée que l'ensemble de la zone euro.

La zone euro a enregistré une croissance modeste de 0,2% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, selon les chiffres publiés mardi par Eurostat, un chiffre conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters.

Le nouveau président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a dit s'attendre à ce que la zone euro connaisse une "récession modérée" à la fin de l'année.

En Espagne, l'économie a stagné au troisième trimestre et les perspectives d'une entrée en récession sont renforcées par les mesures que le gouvernement issu des élections législatives du week-end à venir devra prendre.

Au Portugal, sous le coup d'un plan de sauvetage de l'UE et du FMI, la récession s'est accentuée au troisième trimestre avec une contraction du PIB de 0,4%, selon les données publiées lundi.

"Un euro plus faible, une politique monétaire très accommodante et de faibles coûts de financement ont contribué à une croissance forte et solide", a déclaré Carsten Brzeski au sujet de l'Allemagne.

"Mais avec la France et l'Italie qui semblent entraînés dans le maelsrom de la crise de la dette, l'économie allemande n'est plus immunisée. Les mesures d'austérité en France et en Italie pénaliseront aussi les exportateurs allemands".

Marc Joanny pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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