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Marché : La crise de la zone euro "tue" la reprise en grande-bretagne

La crise de la zone euro La crise de la zone euro

LONDRES (Reuters) - La crise de la dette dans la zone euro est en train de "tuer" la timide reprise économique au Royaume-Uni et les dirigeants de la zone euro approchent du "moment de vérité", estime le chancelier de l'Échiquier, George Osborne, dans les colonnes du Sunday Telegraph.

L'économie britannique enregistre sa deuxième récession depuis la crise financière.

"La reprise chez nous, soumise déjà à de puissants vents contraires en raison des cours élevés du pétrole et du fardeau de la dette engendrée par les années de boom, est en train d'être tuée par la crise qui éclate à notre porte", écrit George Osborne dans un article diffusé samedi sur le site internet du journal dominical.

"Nous approchons le moment de vérité pour la zone euro. Après plus de deux ans et demi d'incertitude, d'instabilité et de faible croissance, les décisions prises lors des prochains mois pourraient être déterminantes pour l'avenir économique de l'ensemble du continent européen pour la prochaine décennie et au-delà", ajoute le ministre des Finances.

"Une résolution de la crise de la zone euro ferait plus que tout autre chose pour donner un coup de fouet à notre économie", affirme-t-il.

Alors que les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord pour prêter 100 milliards d'euros à l'Espagne pour recapitaliser ses banques, George Osborne souligne qui y a "déjà des signes qu'une solution sera trouvée à la crise de la dette.

La zone euro doit suivre "la logique implacable" de l'orientation vers une plus grande intégration budgétaire, a-t-il ajouté.

Ce qui impliquerait que les pays économiquement les plus forts en fassent plus pour aider les plus faibles, ainsi qu'une mise en commun plus efficace des ressources, éventuellement par l'émission d'obligations communes aux pays de la zone euro.

Le chancelier de l'Échiquier reconnaît toutefois que le Royaume-Uni a profité, avec les Etats-Unis et l'Allemagne, de la recherche de placements obligataires sûrs par les investisseurs cherchant à se protéger des problèmes de la zone euro, ce qui a fait baisser les coûts d'emprunts de l'Etat.

Peter Griffiths, Jean-Loup Fiévet et Danielle Rouquié pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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