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Marché : La crise de la dette tire les marchés européens vers le bas

La crise de la dette tire les marchés européens vers le basLa crise de la dette tire les marchés européens vers le bas

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé plutôt en baisse, entraînées notamment par les banques françaises, toujours pénalisées par la crise de la dette souveraine et le risque pour la région de tomber en récession. Ces considérations de dette, qui touchent également l'Italie, affectaient Wall Street à la mi-séance mais les valeurs américaines ont ensuite eu tendance à se redresser, à la faveur de statistiques macro-économiques jugées favorables.

A Paris, l'indice CAC-40 a cédé 1,9% à 3.049,13 points, soit plus que ses pairs européens. Aux valeurs, BNP Paribas (-5,77%) et Société Générale (-5,21%) figurent parmi les plus grosses pertes de l'indice FTSEurofisrt 300.

"La France, avec son exposition énorme à l'Italie, est absorbée par la peur ambiante", estime David Morrison (GFT Global).

Peugeot, qui, selon la CGT, va supprimer 5.000 emplois en France dans le cadre de son plan européen de réduction de coûts annoncé pour 2012, notamment dans la production et la recherche, a perdu 3,19% à 13,33 euros.

Les autres grandes places européennes ont également fini en baisse: Londres a perdu 0,03% et Francfort 0,87%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroFirst 300 a reculé de 0,54%.

Dans ce contexte, l'Union européenne a poursuivi le durcissement de la réglementation financière en Europe en adoptant un cadre plus étroit sur les ventes à découvert et en proposant de nouvelles règles pour les agences de notation, même si ce dernier texte a été adouci au dernier moment.

Le contexte macroéconomique n'est pas particulièrement favorable. L'économie de la zone euro a progressé d'un timide 0,2% au troisième trimestre, soutenue par la France et l'Allemagne, mais les économistes sont désormais nombreux à penser qu'une récession se profile.

Le gouvernement grec remportera sans doute un vote de confiance mercredi mais son aile droite a prévenu qu'il n'était pas question d'un engagement écrit que réclame la Commission européenne vis-à-vis des modalités convenues avec l'Union européenne pour un nouveau programme de renflouement.

En Italie, la composition du gouvernement du président du Conseil désigné Mario Monti devrait être annoncée mercredi.

Le Trésor espagnol a émis mardi pour 3,2 milliards d'euros d'obligations à des rendements sans précédent depuis 1997 tandis que les coûts d'emprunts belges ont grimpé à des plus hauts de trois ans, les craintes d'une propagation de la crise de la dette contraignant Madrid et Bruxelles à consentir une prime de risque plus élevée.

Les rendements de la dette française ont augmenté pour la troisième séance d'affilée, témoignant d'une nervosité croissante du marché pour les finances publiques du pays. Les dettes autrichienne, belge et néerlandaise sont également prise dans un mouvement de fuite vers la qualité qui privilégie les emprunts américains et allemands.

Sur le marché des changes, l'euro est en recul, à 1,3527 dollar après être un moment passé pour la barre de 1,35 dollar. Contre le yen, il a touché contre celui-ci un plus bas de cinq semaines, sous la barre des 104 yens.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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