Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : La crise de la dette plombe toujours les bancaires européennes

Marché : La crise de la dette plombe toujours les bancaires européennes

La crise de la dette plombe toujours les bancaires européennesLa crise de la dette plombe toujours les bancaires européennes

PARIS (Reuters) - Les grandes valeurs bancaires européennes poursuivent leur repli lundi, les résultats de tests de résistance publiés vendredi soir n'ayant pas dissipé les inquiétudes des investisseurs sur la crise de la dette souveraine au sein de la zone euro.

Après la publication des stress tests et des informations financières communiquées à cette occasion, les analystes ont commencé à évaluer les besoins de fonds propres des banques dans l'hypothèse de plus sévères décotes sur les dettes publiques de certains Etats de la zone euro.

Les analystes de Société générale CIB estiment par exemple que des décotes de 50% sur les dettes souveraines grecque, irlandaise et portugaise et de 20% sur les dettes espagnole et italienne, en plus des stress tests, impliqueraient des besoins en capitaux de 22 milliards d'euros.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro se réuniront d'ailleurs jeudi et tenteront de résoudre une partie des problèmes de financement de la Grèce dans l'espoir de calmer les craintes sur une possible contagion de la crise à d'autres pays de la zone.

La France souhaite qu'un second plan d'aide soit bouclé à l'occasion du sommet.

Vers 10h15, l'indice Stoxx des banques européennes était en repli de 1,58%.

Parmi les banques européennes, les plus fortes baisses sont enregistrées notamment par Royal Bank of Scotland (-3,73%), Intesa Sanpaolo (-3,98%), Commerzbank (-3,8%) ou encore par la banque portugaise Banco Comercial Português (-3,14%).

A Paris, Société générale cède 3,2%. BNP Paribas et Crédit agricole sont en repli de 2,65% et de 2,22% respectivement.

BESOIN DE LEADERSHIP EUROPÉEN

"Nous voyons les tests de résistance comme une étape utile, nécessaire mais pas suffisante pour changer la donne sur les souverains où il faut avoir un leadership de l'Union européenne et de la Banque centrale européenne", soulignent les analystes de Morgan Stanley dans leur note de recherche.

L'intermédiaire, qui a durci le scénario retenu par l'Autorité bancaire européenne (ABE) pour ses tests, estime que les banques européennes auront besoin d'environ 40 milliards à 64 milliards de fonds propres supplémentaires pour faire face à des pertes de 45% sur les dettes souveraines de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal.

"Les politiques prennent maintenant le relais: les pays périphériques ont besoin d'aide et une certaine forme de restructuration devrait avoir lieu", relèvent quant à eux les analystes de SG CIB.

Parmi les 90 établissements bancaires européens soumis aux tests de l'ABE, huit banques, dont cinq espagnoles, deux grecques et une autrichienne, ont échoué aux tests et devront dès lors lever 2,5 milliards d'euros pour renforcer leurs fonds propres.

Seize banques les ont passés de justesse et les analystes s'attendent à ce que ces établissements se retrouvent sous la pression des marchés tant qu'ils n'ont pas renforcé leur capital, avant la date butoir d'avril 2012 fixée par l'ABE.

Les quatre banques françaises soumises aux tests, à savoir BNP Paribas, BPCE, Crédit agricole et Société générale, les ont passé avec succès.

Matthieu Protard et Juliette Rouillon, édité par Cyril Altmeyer

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...