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Marché : La crise de la dette en europe n'est pas finie, prévient trichet

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BERLIN/PARIS (Reuters) - Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, estime que la crise de la dette souveraine en Europe n'est pas terminée et qu'il est trop tôt pour estimer que les voyants sont revenus au vert.

Dans des entretiens accordés aux journaux allemand Bild am-Sonntag et français Le Monde, celui qui cédera mardi 1er novembre sa place à Mario Draghi se dit toutefois confiant dans la capacité des gouvernements de la zone euro à rétablir une stabilité financière.

Selon lui, cela exige que le Pacte de stabilité soit global et qu'il soit mis en application d'une manière vigoureuse.

L'accord dégagé cette semaine à Bruxelles par les dirigeants de l'Union européenne doit selon lui entrer dans les faits de façon très précise et rapide. "Cela est absolument déterminant", affirme-t-il dans Bild.

Le patron de la BCE promet en outre une vigilance de la BCE pour surveiller les progrès réalisés par les gouvernements dans l'application des réformes et estime que le temps est venu de "passer à l'action".

"La crise n'est pas terminée", juge-t-il dans un entretien dont une version a été publiée samedi.

"Mais après les décisions prises cette semaine, je reste confiant dans la capacité des gouvernements à réussir à rétablir la stabilité financière", ajoute-t-il.

ÉTAT D'ALERTE PERMANENT

Dans Le Monde daté de dimanche, Jean-Claude Trichet souligne l'importance pour la BCE d'être "en état d'alerte permanent" et loue les qualités de son successeur.

"Dans la tempête, la direction est claire : le mandat donné par les démocraties européennes. Il faut être en état d'alerte permanent", dit-il.

Mario Draghi, actuel président de la Banque d'Italie, "est dans le navire depuis des années", rappelle-t-il. "Il a participé à toutes les décisions collégiales. Il a une expérience considérable".

Jean-Claude Trichet note qu'une des exigences de la réussite dans la zone euro est que "les règles du Pacte de stabilité et de croissance soient mises en pratique d'une manière plus complète et plus agressive."

"Les décisions prises lors du sommet (de cette semaine) exigent une application très précise et coordonnée. Les dirigeants des gouvernements de la zone euro ont un programme. Maintenant le plus dur du travail attend les gouvernements et la Commission européenne", insiste-t-il.

"Une rapide et totale mise en application des décisions est désormais absolument cruciale", estime-t-il. "Une rapide et totale promulgation de ces décisions est désormais absolument cruciale".

Dans Le Monde, Jean-Claude Trichet juge "importants" les messages envoyés par le mouvement mondial des "indignés", qui soulignent selon lui "une réelle incompréhension devant la fragilité du système économique et financier mondial".

Interrogé sur l'avenir des institutions européennes, le président de la BCE imagine pour "après-demain" la création d'un "véritable exécutif européen".

"L'évolution historique de l'Europe dépend entièrement des leçons que nos démocraties tireront de la crise", conclut-il.

Erik Kirchbaum à Berlin, Pierre Sérisier et Elizabeth Pineau à Paris

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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