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Marché : La bce ne cèdera pas à la pression des marchés, selon coeuré

La bce ne cèdera pas à la pression des marchés, selon coeuréLa bce ne cèdera pas à la pression des marchés, selon coeuré

FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne ne cèdera pas à la pression des marchés en achetant des obligations des pays de la zone euro dont les coûts d'emprunt ont atteint des niveaux insupportables si les pays en question ne respectent pas ses règles, a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE.

La BCE a impressionné les marchés en septembre en annonçant un programme de rachat d'obligations en théorie illimité, avec pour condition préalable d'avoir sollicité, pour les pays concernés, un plan d'aide européen.

"Nous ne cèderons pas mais interviendrons seulement si nos conditions sont remplies; nous vous le prouverons", dit-il, dans un entretien au journal Die Welt daté de vendredi.

Coeuré a ajouté qu'une autre condition préalable aux rachats de dette était la participation du Fonds monétaire international (FMI), même si son rôle se réduisait à la seule surveillance du programme d'aide.

Ce dernier a jugé légitimes les craintes manifestées en particulier par le président de la Bundesbank Jens Weidmann, selon lequel la BCE prenait trop de risques et frôlait dangereusement l'interdit du financement des Etats.

Mais il estime qu'il est hors de question de ne rien faire. "L'environnement a beaucoup changé ces dernières années. Le défi pour la BCE est d'adapter sa politique monétaire aux nouvelles circonstances, tout en demeurant dans la tradition de la Bundesbank", a-t-il énoncé.

Concernant le projet de régulateur bancaire européen axé autour de la BCE, il a dit qu'il pourrait être mis en oeuvre pas à pas pour autant que le cadre légal soit en place à partir du début de 2013.

"Il faut être pragmatique. La priorité des priorité est que la supervision fonctionne. S'il faut plus de temps, alors il faudra le prendre", a-t-il dit.

Le président de la BCE Mario Dragi et la Bafin, l'organe de tutelle des marchés financiers en Allemagne, estiment que mettre sur pied un nouveau système de surveillance pourrait prendre jusqu'à la fin de 2013.

Eva Kühnen, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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