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Marché : La banque barclays pourrait prendre le contrôle de doux

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RENNES (Reuters) - La banque Barclays pourrait entrer à hauteur de 70% dans le capital du groupe volailler français Doux, en redressement judiciaire depuis le 1er juin, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.

Selon le plan de continuation qui a été remis mercredi par Doux à l'administrateur judiciaire chargé du redressement et qui sera dévoilé jeudi matin lors d'un comité d'entreprise, un apport de 28 millions d'euros permettrait d'assurer le fonctionnement du groupe durant la période d'observation prévue jusqu'au 31 décembre.

Barclays participerait pour 10 millions d'euros à cet apport et le groupe saoudien Al Munajem, un des principaux importateurs des poulets Doux au Moyen-Orient, contribuerait à hauteur de 15 millions d'euros et prendrait 10% du capital, a-t-on indiqué de même source.

Le P-DG du groupe, Charles Doux, qui détient actuellement 80% des parts de son entreprise, n'en conserverait ainsi que 20%.

La participation de Barclays au capital de Doux permettrait de réduire sensiblement la dette de 140 millions d'euros due à la banque par le groupe.

La direction du volailler estime en outre que son plan, élaboré par Charles Doux et Michel Léonard, ancien président du directoire du groupe Lactalis, permettrait de préserver davantage d'emplois que le projet de reprise présenté mardi par le consortium d'une dizaine d'entreprises de l'agroalimentaire français réunies autour de la société Sofiprotéol.

Selon cette offre « indivisible », les usines de Pleucadeuc(Morbihan) et Graincourt (Pas-de-Calais) seraient abandonnées mais 2.707 emplois sur l'ensemble du groupe seraient préservés, auxquels s'ajouteraient 371 propositions de reclassement.

Le plan de Charles Doux prévoit que le pôle frais soit proposé aux repreneurs qui se sont déjà manifestés et que les pôles export et produits élaborés, qui intéressent Pleucadeuc et Graincourt, soient conservés.

Il permettrait au total de sauver 3.190 emplois, selon la direction. Au 31 mai dernier, Doux comptabilisait 4.195 emplois dont 711 emplois en contrat à durée déterminée (CDD).

Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) doit examiner vendredi ce plan de continuation, ainsi que les différentes offres de reprise du groupe, et devrait mettre sa décision en délibéré.

Pierre-Henri Allain, édité par Sophie Louet

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