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Marché : L'oréal voit sa marge reculer au 1er semestre

L'oréal voit sa marge reculer au 1er semestreL'oréal voit sa marge reculer au 1er semestre

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - L'Oréal a fait état mardi d'une faible progression de son résultat opérationnel au premier semestre et d'une marge en baisse, dans un marché qui attend des indications sur ses anticipations face à la dégradation de la conjoncture mondiale.

Le numéro un mondial des cosmétiques, propriétaire de L'Oréal Paris, Garnier, Lancôme, Armani ou Yves Saint Laurent Beauté, a vu son résultat opérationnel augmenter de 2,0% seulement à 1,70 milliard d'euros, un chiffre inférieur au consensus ThomsonReuters I/B/E/S de 1,77 milliard d'euros.

Sa marge opérationnelle a quant à elle reculé de 50 points de base à 16,8%, alors que les analystes s'attendaient à une progression et tablaient en moyenne sur un chiffre de 17,5%.

Elle avait atteint 17,3% il y a un an, retrouvant son niveau record du premier semestre 2008, avant la faillite de la banque Lehman Brothers.

L'Oréal justifie cette baisse par une augmentation de ses frais de recherche (+12,2%, après une hausse de seulement 7,6% il y a un an) et de ses dépenses publicitaires (à 30,9% des ventes, contre 30,5%).

Les frais administratifs et commerciaux ont eux aussi légèrement augmenté, pour atteindre 20,5% du chiffre d'affaires, contre 20,3% il y a un an.

"Les chiffres ne sont pas terribles. Vu l'ambiance actuelle des marchés, je ne suis pas sûr que cela plaise", commente un analyste qui a souhaité garder l'anonymat.

L'Oréal ne donne pas d'indication sur l'évolution de ses résultats sur l'ensemble de l'année, se contentant de réaffirmer, dans un communiqué, son souhait de surperformer le marché mondial des cosmétiques (dont il attend une croissance d'environ 4% en 2011) et d'améliorer sa rentabilité.

ANTICIPATIONS

Le groupe, qui commentera ses résultats devant les analystes et la presse mercredi matin, sera très attendu sur ses anticipations pour le deuxième semestre à la lumière de la forte détérioration de la conjoncture mondiale et des risques de récession dans les pays matures.

Il avait déçu le marché début juillet, avec l'annonce d'un tassement de sa croissance organique au deuxième trimestre, marqué par une chute des ventes en Europe de l'Est et par une faible croissance (+1,2%) en Europe de l'Ouest, une région qui compte encore pour plus de 50% du résultat opérationnel.

Son PDG Jean-Paul Agon s'était alors voulu rassurant, invoquant un décalage du calendrier de lancements de nouveaux produits dans le courant du deuxième semestre.

Seule la division de produits de luxe a tiré son épingle du jeu au premier semestre, avec une croissance de sa marge à 18,9% (contre 18%), tandis que celle des produits dits professionnels, destinés aux coiffeurs, a accusé la plus forte baisse à 19,8% (contre 21,2%).

La marge des produits grand public, la division la plus importante du groupe, comptant pour la moitié de ses ventes, a quant à elle reculé à 20,1% (contre 20,4%).

Le résultat net hors éléments exceptionnels est ressorti à 1,5 milliard d'euros, en ligne avec le consensus.

Le titre a clôturé mardi à 77 euros à la Bourse de Paris, accusant une baisse de 5,6% depuis le début de l'année. La valeur se traite sur des multiples de valorisation d'environ 16,6 fois ses bénéfices estimés par les analystes pour 2012, un niveau inférieur à la moyenne des cinq dernières années (22 fois) ainsi qu'à celui de son concurrent allemand Beiersdorf (20 fois).

Edité par Cyril Altmeyer

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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