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Marché : L'irlande pourrait demander un nouveau prêt à l'ue et au fmi

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DUBLIN/ATHENES (Reuters) - L'Irlande pourrait devoir demander un nouveau prêt à l'Union européenne et au Fonds monétaire international si elle n'arrive pas à retourner sur le marché obligataire pour lever des fonds l'an prochain, a déclaré le ministre des Transports.

Dans des commentaires publiés par le Sunday Times, Leo Varadkar s'interroge publiquement sur la capacité de l'Irlande à lever des fonds sur le marché obligataire en raison des rendements prohibitifs exigés par les investisseurs.

"Il est très improbable que nous puissions revenir l'an prochain. Cela pourrait prendre un peu plus de temps (...) 2013 pourrait être possible, mais qui sait ?", déclare le ministre.

"Cela voudrait dire un deuxième programme (de prêts de la part de l'UE et du FMI)", ajoute-t-il. "Soit une extension du programme existant ou un second programme. Je pense que c'est ce que pensent la plupart des gens".

Le programme de 85 milliards d'euros d'aide à l'Irlande prend fin en 2013.

Le vice-Premier ministre Eamon Gilmore a pour sa part estimé que les craintes d'un effet domino lié aux problèmes de la Grèce étaient exagérées. La possibilité d'un défaut de la Grèce a fait flamber les rendement obligataire de l'Irlande, du Portugal et de l'Espagne, trois pays de la zone euro considérés comme fragiles.

"On n'est pas dans le cas où, si la Grèce fait défaut, alors il y a des conséquences immédiates pour l'Irlande", a déclaré Eamon Gilmore. "Si la Grèce fait défaut, il y aura des conséquences pour l'ensemble de la zone euro et, naturellement, nous en faisons partie."

"Il ne faut pas mettre l'Irlande dans le même panier que la Grèce,", a-t-il ajouté.

Les rendements obligataires irlandais à deux et cinq ans sont proches de 12%.

A la fin mars, le gouvernement irlandais a annoncé que les banques du pays avaient besoin de 24 milliards d'euros pour renforcer leurs fonds propres, mais Dublin espère que cinq milliards d'euros pourront être levés en imposant des pertes sur les détenteurs d'obligations juniors et grâce à des ventes d'actifs.

Danielle Rouquié pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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