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Marché : L'inflation allemande ralentit mais ne rassure pas la bce

L'inflation allemande ralentit mais ne rassure pas la bceL'inflation allemande ralentit mais ne rassure pas la bce

BERLIN (Reuters) - L'inflation allemande a légèrement ralenti en mai, pour la première fois depuis neuf mois, mais son niveau toujours élevé ne devrait pas empêcher la Banque centrale européenne (BCE) de poursuivre le relèvement des taux d'intérêt.

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,3% sur un an en mai, en léger ralentissement par rapport au rythme de 2,4% d'avril, selon les données provisoires publiées vendredi par l'Office fédéral de la statistique.

D'un mois sur l'autre, les prix sont demeurés inchangés.

En données harmonisées aux normes européennes, les prix ont même légèrement reculé, de 0,2% sur un mois, soit une augmentation annuelle de 2,4%, après une hausse mensuelle de 0,3% en avril et de 2,7% l'an.

Les prix à la consommation en Allemagne donnent une première idée des tendances de la zone euro, où l'inflation a atteint 2,8% en avril et est attendue inchangée en mai, nettement au-delà de l'objectif de la BCE d'une inflation légèrement inférieure à 2%.

"Evidemment, avec ces chiffres de l'inflation, la BCE ne va pas se précipiter sur une hausse des taux en juin. Cependant, comme les tensions inflationnistes ne montrent aucun signe de relâchement global, les données allemandes ne sont pas assez rassurantes pour dissuader la BCE de procéder à une nouvelle hausse de ses taux en juillet", analyse Carsen Brzeski chez ING.

Jeudi, le président de la BCE Jean-Claude Trichet a déclaré que l'institution monétaire veillait attentivement à ce que la hausse des cours des matières premières n'alimente pas les anticipations d'inflation sur le long terme.

La BCE a plusieurs fois rappelé que sa politique monétaire serait motivée en priorité par les perspectives d'inflation et non par les difficultés des pays les plus endettés de la zone euro, notamment la Grèce.

VERS UN TAUX DE 1,5% EN JUILLET

Les données économiques relatives à la zone euro publiées vendredi sont apparues mitigées.

Le sentiment économique s'est dégradé plus que prévu en mai, l'optimisme cédant du terrain dans tous les secteurs d'activité et les attentes d'inflation reculant chez les consommateurs comme les producteurs, selon les données publiées vendredi par la Commission européenne.

La croissance annuelle des crédits au secteur privé est conforme au consensus Reuters, en légère hausse à 2,6% en avril, tandis que la croissance annuelle de la masse monétaire M3 est ressortie à seulement 2,0%, contre une hausse attendue de 2,4%.

"La croissance de la masse monétaire demeure bien en-deçà de son objectif et n'est pas en soi une préoccupation inflationniste", écrit dans une note Howard Archer, d'IHS Global Insight.

"Cependant, il est peu probable que cela dissuade la BCE d'augmenter ses taux d'intérêt de 25 points de base, pour les porter de 1,25% à 1,5% à court terme", souligne-t-il.

Les marchés estiment qu'il y a entre 75% et 90% de chances que la BCE porte son principal taux directeur à 1,5% en juillet et le relève de nouveau avant la fin de l'année.

Annika Breidthardt, Natalie Huet pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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