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Marché : L'euro stable vendredi, en baisse sur la semaine

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(CercleFinance.com) - Après des hésitations, l'euro a donc décroché hier contre le dollar, perdant ainsi de vue les 1,27 dollar auquel il s'accrochait avant comme après la réunion de la Fed. Vendredi midi, la monnaie unique européenne se remettait de ses émotions en demeurant stable (+ 0,01%) face au dollar, à 1,2549 dollar l'euro.

L'euro s'effritait un peu plus contre le yen (- 0,11% à 100,7 yens l'euro) et face au sterling (- 0,14% à 0,8034), tout en restant neutre face au franc suisse (1,2009 franc l'euro).

A cette heure, et sur une semaine, la devise européenne est bien partie pour terminer sur une baisse de 0,7% contre le dollar US, mais elle a gagné plus d'un pourcent contre le yen tout en restant stable face au franc suisse comme au sterling.

“Le contexte difficile des marchés actuels et les mauvais chiffres macroéconomiques publiés hier tendent à raffermir l'idée d'un dollar américain comme valeur refuge”, soulignent ce matin les analystes de Saxo Bank à propos de la séance d'hier.

La mauvaise nouvelle de la nuit ne semble pas peser sur les changer. Pourtant, au terme d'une revue entamée en février dernier, Moody's a dégradé hier ses notes sur quinze banques américaines et européennes, parmi lesquelles des groupes de la trempe de Deutsche Bank, Crédit Suisse ou Crédit Agricole. 'Chacune des banques affectées par nos décisions ont une exposition significative à la volatilité et à des risques de pertes de grandes ampleur, inhérents à leurs activités de marchés de capitaux', explique l'agence de notation.

En outre, l'indice Ifo du climat des affaires, qui est ressorti à 105,3 ce mois-ci, contre 106,9 en mai. Les économistes n'attendaient qu'un repli à un petit peu moins de 106. 'L'Allemagne n'est pas immunisée contre la crise de la zone euro', constate un économiste de Natixis, qui salue néanmoins la bonne orientation de la distribution de détail, liée selon lui aux augmentations de salaires convenues entre le patronat et les syndicats.

Seule relative 'bonne' nouvelle du jour, Madrid a annoncé que les deux audits indépendants commandés à des cabinets de conseil n'ont chiffré les besoins en capitaux des banques espagnoles qu'autour de 60 milliards d'euros. 'C'est moins que les 100 milliards qui ont d'ores et déjà été débloqués par les ministres des Finances de la zone euro afin de recapitaliser le secteur bancaire de l'Espagne', se félicite un analyste d'IG Markets.

Mais au-delà de l'Europe et des banques, c'est le sentiment conjoncturel global qui pèche. “Globalement, l'inquiétude quant à la croissance mondiale s'est intensifiée et elle a pris le pas sur la crise de la dette', commente un cambiste d'Europe du Nord. C'est d'ailleurs ce qui explique la chute des matières premières, comme le pétrole.

L'attention des opérateurs pourrait se focaliser aujourd'hui sur les déclarations des officiels européens, en vue du sommet européen qui débutera le 28 juin prochain 'au cours duquel les hommes politiques DOIVENT formuler des propositions de solutions afin que les marchés ne s'installent pas dans une spirale négative perpétuelle', ajoute le cambiste.

Aucune statistique d'importance n'est attendue depuis les Etats-Unis cet après-midi.

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