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Marché : L'euro pourrait chuter après l'absence de mesures du g7

L'euro pourrait chuter après l'absence de mesures du g7L'euro pourrait chuter après l'absence de mesures du g7

* L'euro peut tomber à ,35

* L'absence du consensus au sein du G7 découragera l'appétit pour le risque

* Le dollar et les fonds d'Etat devraient en profiter

par Anirban Nag

LONDRES (Reuters) - L'euro et les devises liées aux cycles économiques pourraient chuter lundi, sous le coup de l'absence de mesures concrètes des grands argentiers des pays du G7 en réponse au ralentissement économique mondial, à la crise de la dette dans la zone euro ou encore la volatilité sur le marché des changes.

Le dollar, le yens et, dans une moindre mesure, le franc suisse devraient au contraire profiter de la volonté des investisseurs de détenir des actifs considérés comme sûrs dans un contexte d'inquiétude croissante sur les marchés financiers.

Ces évolutions devraient de leur côté augmenter le risque de voir les autorités japonaises et suisses agir dans leur coin pour endiguer le renchérissement de leur devise.

La "fuite vers la qualité" devrait également soutenir les titres de dette souveraine les plus sûrs, tels que les Bunds allemands ou les Gilts britanniques, ce qui augmentera d'autant les écarts de rendement avec les obligations émises par les pays périphériques de la zone euro.

Même si la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a déclaré samedi que le chiffre de 200 milliards d'euros de besoin de recapitalisation des banques européenne avancé par l'institution avait été rapporté de manière incorrecte, les valeurs bancaires pourraient encore souffrir lundi des craintes de contagion de la dette.

Les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 ont assuré vendredi qu'ils répondaient de façon forte et coordonnée aux défis posés par le ralentissement de la croissance, les déficits publics et les dettes souveraines, sans faire de nouvelles annonces.

Certains investisseurs avaient pourtant espéré une esquisse de mesure coordonnée de la part du G7 dans un contexte de chute des Bourses mondiales et de signes de ralentissement de l'économie mondiale.

"Comme (dans le communiqué du G7) il n'y a aucun engagement à prendre une action coordonnée sur le marché des changes, les investisseurs devraient manifester leur déception lorsque les transactions reprendront lundi", a déclaré Mansoor Mohi-uddin, analyste technique changes chez UBS.

L'EURO DANS UNE SPIRALE BAISSIÈRE

La semaine dernière, l'euro a accusé sa plus forte baisse hebdomadaire face au dollar depuis la mi-août 2010, tombant aux alentours de 1,3650 dollar.

La plupart des acteurs du marché voient la monnaie unique tester le seuil de 1,35 dollar à très court terme.

Selon Howard Wheeldon, analyste technique chez BCG Capital Partners, rien n'est venu rassurer les investisseurs au sujet de la zone euro au cours du week-end, ce qui devrait se traduire par un niveau pic de volatilité sur les marchés boursiers cette semaine.

La semaine dernière, l'euro a notamment pâti du changement de perspective de la Banque centrale européenne (BCE) en termes de politique monétaire, la BCE s'étant montrée moins aggressive dans la lutte contre l'inflation.

La démission de Jürgen Stark, membre de premier plan de la BCE, et des inquiétudes au sujet de la possibilité que la Grèce ne reçoive pas sa prochaine tranche dans le cadre de son programme d'aide faute d'avoir respecté sa part de contrat ont également plombé la monnaie unique.

Celle-ci devrait pâtir d'un article du Spiegel disant que le ministère des Finances allemand examinait plusieurs scénarios dans le cadre de la crise de la dette, dont une sortie de la Grèce de la zone euro.

Philipp Rösler, ministre de l'Economie allemand et chef de file des libéraux du FDP, partenaire de la CDU d'Angela Merkel au sein de la coalition au pouvoir à Berlin, est allé encore plus loin en disant dans une tribune publiée par Die Welt qu'une mise en faillite bien ordonnée de la Grève n'était plus un sujet tabou.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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