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Marché : L'euro pénalisé par les craintes de contagion

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(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne connaissait de nouveau un accès de baisse contre les autres grandes devises ce midi sur fond de regain des craintes de contagion de la crise souveraine. Peu avant 13 heures, l'euro cédait ainsi 0,68% contre le dollar à 1,3529 dollar l'euro.

Même son de cloche du côté du yen, où la baisse de 0,77% ramène la parité yen/euro à 104,18, et face à la livre (- 0,47% à 0,8528). En revanche, l'euro gagne du terrain contre le franc suisse (+ 0,21% à 1,2401 franc l'euro). “Les commentaires de Jean-Pierre Danthine, de la Banque nationale suisse (BNS), rappellent ceux de ses collègues et l'économie suisse se trouve toujours dans une situation critique”, indique un cambiste ce matin.

Quoi qu'il en soit, les craintes d'extension de la crise souveraine européenne sont reparties de l'avant sur les marchés, comme en témoigne le regain de hausse des taux d'intérêts sur les fonds d'Etat italiens à 10 ans, qui s'établissent de nouveau à un peu plus de 7% ce midi, contre un peu plus de 6% début novembre. Les taux français sur l'OAT à 10 ans se tendent aussi à 3,60%, contre 3% en début de mois.

A l'inverse, le taux servi par le Bund allemand équivalent s'inscrit en baisse à 1,75%. En conséquence, le “spread” (écart de taux comparables) entre la l'Italie et l'Allemagne est voisin de 5,2 points de pourcentage (contre moins de deux points début juillet), quand avec la France il atteint maintenant 1,84 point (contre moins de 0,5 point début juillet). Toutes choses égales par ailleurs, “l'élargissement” du spread France/Allemagne est donc, depuis le début du mois de juillet, nettement plus rapide que le spread Italie/Allemagne.

En outre, et alors qu'ils s'étaient détendus jusqu'à 5% jusqu'à début octobre, les taux espagnols sont eux aussi repartis en flèche, à 6,3% actuellement.

Maintenant que les gouvernements grecs et italiens de MM. Papandréou et Berlusconi ont été débarqués et que leurs successeurs, MM. Papadémos et Monti, cherchent leurs marques, l'attention des marchés se focalise sur les autres pays. Comme l'Espagne, où des élections sont attendues dimanche, ou la France, autre grand marché obligataire européen.

Comme le rapportent les cambistes de Pictet & Cie, “Angela Merkel déclarait hier que l'Europe connaissait actuellement une situation aussi difficile que celle de la période suivant la Deuxième guerre mondiale. Si l'euro échoue, l'Europe aura alors échoué aussi et l'Allemagne se trouvera également dans une situation critique”.

En outre, les derniers chiffres ne sont guère engageants. Ainsi, on a appris ce matin que le moral des intervenants économiques allemands a reculé pour le 9ème mois d'affilée en novembre, selon la dernière enquête de l'institut d'études économiques ZEW. L'indice ZEW publié ce matin ressort en repli de 6,9 points à -55,2 ce mois-ci, très en-deçà de sa moyenne historique de 25 points, mais en ligne avec les anticipations moyennes. Il s'agit de son niveau le plus bas depuis octobre 2008, la période qui suivait la faillite de Lehman Brothers. Selon le ZEW, cette détérioration est essentiellement due à la situation politique et budgétaire de l'Italie et de la Grèce.

Par ailleurs, au 3ème trimestre, le PIB de la zone euro a augmenté de 0,2% par rapport au trimestre précédent, selon les estimations rapides publiées par Eurostat. Au cours du deuxième trimestre 2011, le taux de croissance avait atteint 0,2% également. Dans les deux cas, ces chiffres sont conformes aux attentes.

Un cambiste nord-européen indique que l'aversion au risque s'accroît d'autant plus que la politique de la BCE reste indécise. 'La BCE doit continuer à acheter des emprunts d'Etat à acheter massivement des fonds d'Etat italiens, portugais et grecs afin d'en faire baisser les taux', indique-t-il. En outre, aucune nouvelle annonce n'est intervenue concernant le Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Cet après-midi, depuis les Etats-Unis, on attend principalement les ventes au détail pour le mois d'octobre, attendues en hausse de 0,3% après + 1,1% en septembre, selon le consensus.

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