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Marché : L'économie brésilienne marque un coup d'arrêt au 3e trimestre

L'économie brésilienne marque un coup d'arrêt au 3e trimestreL'économie brésilienne marque un coup d'arrêt au 3e trimestre

SAO PAULO (Reuters) - L'économie brésilienne a marqué un coup d'arrêt au troisième trimestre, plombée par la crise européenne de la dette et le ralentissement de la croissance mondiale.

La première économie d'Amérique latine a enregistré une croissance nulle au troisième trimestre par rapport au précédent, accusant un ralentissement brutal après une croissance de 7,5% l'an dernier.

En rythme annuel, la croissance du Brésil ressort à 2,1% au troisième trimestre, contre 2,4% attendu en moyenne par les analystes interrogés par Reuters.

"Le renversement de la dynamique du PIB est très inquiétant, et le pire, c'est qu'on ne peut pas y faire grand chose - on dépend d'une solution aux problèmes de l'Europe", commente Mauricio Rosal, chef économiste pour Raymond James & Associates.

Les dépenses des ménages, traditionnellement solides, ont diminué de 0,1% au troisième trimestre par rapport au précédent. Le secteur industriel a décliné de 0,9% sur la période, tandis que l'investissement s'est replié de 0,2%.

La croissance relativement vive du pays au cours de l'année a également été révisée à la baisse. Elle ressort à 0,7% au deuxième trimestre, contre 0,8% annoncés précédemment, et à 0,8% sur les trois premiers mois de l'année, contre 1,2% en première estimation.

Les chiffres du PIB suggèrent que le Brésil pourrait afficher en 2011 une croissance d'environ 3%, bien inférieure à celle d'autres pays émergents comme la Chine et l'Inde.

Des indicateurs récents - notamment ceux de la production industrielle - signalent même que le ralentissement s'accentue, à mesure que la détérioration de la crise européenne de la dette plombe les exportations brésiliennes, essentiellement des produits de base comme le minerai de fer et le soja.

Un contrôle budgétaire accru a également contribué à freiner la croissance, estiment les analystes. La présidente Dilma Rousseff a fait procéder à quelque 30 milliards de dollars de réductions budgétaires cette année pour éviter la surchauffe économique et faire baisser une inflation obstinément élevée.

L'inflation dépasse encore 6,5% aujourd'hui, empêchant le gouvernement de prendre des mesures de relance significative sans risquer de provoquer une envolée des prix à la consommation.

Jeb Blount and Rodrigo Viga Gaier, Natalie Huet pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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