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Marché : L'arrivée de lactalis relance la bataille pour le contrôle de parmalat

L'arrivée de lactalis relance la bataille pour le contrôle de parmalatL'arrivée de lactalis relance la bataille pour le contrôle de parmalat

MILAN (Reuters) - Les trois fonds étrangers qui cherchent à remplacer la direction de Parmalat ont indiqué vendredi qu'ils ne s'associeraient pas au français Lactalis, qui a annoncé jeudi être devenu le premier actionnaire du groupe laitier italien avec 11,4% du capital.

La bataille pour le contrôle de Parmalat fait rage, ce qui relance l'appétit des investisseurs mais aussi les craintes du gouvernement italien de voir le premier groupe alimentaire national coté passer sous pavillon étranger.

Massimo Rossi, désigné pour devenir le nouveau patron de Parmalat si les fonds étrangers obtiennent le soutien des actionnaires lors de l'assemblée générale du 12 avril, a déclaré vendredi à Reuters que son projet industriel visait à faire de l'italien le cinquième groupe laitier mondial d'ici six ans.

"Nous ne voyons aucune convergence industrielle avec Lactalis. Une telle alliance n'aurait pas de sens. C'est soit nous qui gérons, soit eux", a-t-il dit lors d'une interview.

L'action Parmalat gagnait 3,52% à 2,58 euros vers 16h00 GMT après avoir atteint jeudi son plus haut niveau en trois ans, avant l'annonce de Lactalis. La capitalisation boursière de Parmalat se monte à 4,5 milliards d'euros.

Les investisseurs ont commencé à porter leur attention sur Parmalat depuis que trois fonds étrangers mécontents de la stratégie de la direction ont déclaré vouloir remanier le conseil d'administration du groupe.

LACTALIS SOULIGNE SA COMPLÉMENTARITÉ AVEC PARMALAT

Ces fonds, Mackenzie Financial Corp, Skagen AS et Zenith Asset Management, détiennent à eux trois 15% du capital de Parmalat et ont proposé une nouvelle liste de membres du conseil, dont Massimo Rossi.

Ce dernier pense que sa liste pourrait obtenir le soutien des actionnaires représentant 20% à 23% du capital. Il dit envisager un développement en Italie par croissance interne et des acquisitions sélectives sur les marchés émergents.

S'il obtient cet appui, sa priorité sera d'entrer en discussion avec Lacteos, qui gère la franchise Parmalat au Brésil, et de considérer un possible partenariat avec Granarolo.

Lactalis estime qu'une alliance avec Parmalat permettrait de développer le groupe italien.

"La complémentarité existe en termes géographiques et de produits, ce qui permettrait le développement de l'affaire dans son ensemble", a déclaré un porte-parole de Lactalis.

Les fonds d'investissements et Lactalis rivalisent avec Intesa Sanpaolo, la première banque de détail italienne qui détient 2% du capital de Parmalat. La banque a indiqué qu'elle était disposée à prendre part à un consortium italien sur Parmalat. Une solution "nationale" a la faveur du ministre italien de l'Industrie Paolo Romania.

Intesa Sanpaolo soutient l'administrateur délégué Enrico Bondi, qui a mené le redressement de Parmalat après le scandale de 2003 mais reste sous le feu des critiques des fonds étrangers

Giampiero Calzolari, président de Granarolo, leader des produits laitiers italien, a exprimé son intérêt pour faire partie d'un consortium italien qui prendrait le contrôle de Parmalat. Il a indiqué qu'il n'envisageait pas d'association avec Lactalis.

Lisa Jucca et Sabina Suzzi, Florent Le Quintrec pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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