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Marché : L'absence de strauss-kahn ne perturbe pas les missions du fmi

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WASHINGTON/BERLIN/ATHENES (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) mais également des responsables politiques de la zone euro ont assuré dimanche que l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, ne changeait rien ni fonctionnement au jour le jour de l'institution ni au suivi de ses missions.

Plusieurs heures après l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration par le parquet de New York, le FMI a annoncé que John Lipsky, numéro deux de l'institution, assurerait l'intérim à la direction générale.

Le porte-parole du FMI a précisé que John Lipsky, qui avait déclaré jeudi qu'il ne solliciterait pas le renouvellement de son mandat qui prend fin en août, organiserait une réunion avec les membres du conseil du FMI pour les tenir au courant des derniers développements.

"Conformément aux procédures du FMI, John Lipsky, premier directeur général délégué devient directeur général intérimaire pendant que le directeur général n'est pas à Washington", note le porte-parole, cité dans un communiqué.

Nemat Shafik, autre directeur général délégué du FMI, se rendra à la place de Dominique Strauss-Kahn à la réunion de l'Eurogroupe programmée lundi à Bruxelles, ajouté l'institution basé à Washington.

Peu avant le communiqué du FMI, Wolfgang Schäuble, ministre des Finances allemand, a dit que l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn n'affecterait pas les discussions sur le Mécanisme européen de stabilité au programme de la réunion des ministres des Finances de la zone euro de lundi.

"Le FMI est une grande institution, toujours capable de fonctionner. Il y aura un remplacement (de Dominique Strauss-Kahn) lors de la réunion de l'Eurogroupe de demain", avait-il dit avant que le FMI n'officialise le nom de ce remplaçant.

LA GRÈCE DÉTERMINÉE À METTRE EN PLACE LES RÉFORMES

A Athènes, un porte-parole du gouvernement grec a déclaré que l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn n'influerait en rien sur la détermination de la Grèce à mettre en place les mesures d'austérité conditionnant le plan d'aide du FMI et de l'Union européenne.

Cependant cette inculpation pourrait être cause de retards à court terme étant donné que certaines réunions auxquelles devait assister Dominique Strauss-Kahn sont annulées, a déclaré plus tôt un haut responsable grec.

"Le gouvernement grec continue, sans interruption, à appliquer son programme pour sortir de la crise", précise George Petalotis, porte-parole du gouvernement grec, dans un communiqué.

La Grèce sera à nouveau sous la pression de ses pairs de la zone euro lundi afin d'annoncer des mesures supplémentaires permettant d'assainir ses finances publiques, alors qu'elle ne semble pas en mesure de maintenir la trajectoire de réduction de ses déficits.

Ce qui est immédiatement en jeu pour Athènes est le versement le mois prochain de la prochaine tranche, de 12 milliards d'euros, dans le cadre d'un plan d'aide de 110 milliards mis au point par le FMI et l'UE en mai 2010.

L'absence de Dominique Strauss-Kahn aux réunions des prochains jours consacrés à la crise de la dette dans la zone euro n'influera vraisemblablement pas la décision de verser ou non cette tranche, qui dépend essentiellement d'une évaluation des réformes entreprises par la Grèce.

Mais, au-delà de cette tranche, Athènes cherche à obtenir un assouplissement des conditions du plan de 110 milliards, via un rallongement de la maturité des prêts qui lui sont octroyés et une diminution des taux d'intérêt attachés à ces prêts.

De telles modifications relèvent forcément d'une décision politique et non pas technique.

"Ceci (l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn) va certainement être source de quelques retards sur le court terme. Dominique Strauss-Kahn avait une très bonne connaissance de la situation grecque", a déclaré le haut responsable grec déjà cité sous le sceau de l'anonymat.

"Mais cela ne changera pas la politique du FMI pour le Grèce. La Grèce continuera de mettre en oeuvre son programme."

Lefteris Papadimas à Athènes, Holger Hansen à Berlin et Lesley Wroughton à Washington, Benoit Van Overstraeten pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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