Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Impact limité des taux sur le coût de la dette, selon baroin

Marché : Impact limité des taux sur le coût de la dette, selon baroin

Impact limité des taux sur le coût de la dette, selon baroinImpact limité des taux sur le coût de la dette, selon baroin

PARIS (Reuters) - L'écartement des spreads de dette vis-à-vis de l'Allemagne concerne tous les pays notés "triple A" dans la zone euro et la France continue d'emprunter à des taux historiquement bas, a déclaré mardi le ministre des Finances, François Baroin.

Ces taux bas permettent d'alléger la charge de la dette publique par rapport à l'évolution prévue et sont inférieurs aux prévisions du gouvernement pour 2012, a-t-il ajouté.

"Il faut regarder objectivement l'impact sur la charge de la dette : il n'y en a pas et nous faisons même des économies aujourd'hui sur ce poste", a dit François Baroin lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"Nous sommes à des records historiquement bas."

"A trois mois, nous avons emprunté à 0,56% et, comme nous sommes prévoyants, nous avons fixé dans le budget 2012 un niveau de 1,5%", a-t-il dit. "A 10 ans, nous avons emprunté lors de la dernière adjudication à 3,5% et, comme nous sommes prévoyants, nous avons fixé 3,7% dans le budget 2012."

L'écart de rendement ("spread") entre les dettes française et allemande à 10 ans a bondi ces dernières semaines, passant d'environ 40 points fin juin à environ 80 début octobre et plus de 160 désormais, après avoir dépassé 200 points.

"Ça ne concerne pas que la France, c'est l'ensemble des triple A de la zone euro, hors Allemagne, qui sont en train de s'écarter, c'est lié à l'incertitude, à l'instabilité, à la mise en oeuvre du Fonds européen de stabilité financière", avait auparavant dit François Baroin lors d'une conférence de presse.

Les spreads de l'Autriche, de la Finlande et des Pays-Bas par rapport à l'Allemagne se sont creusés ces dernières semaines, en même temps que celui de la France.

Cette forte hausse s'explique par la chute du rendement des obligations d'Etat allemandes, qui reflète la préférence des investisseurs pour ces titres dans un climat de grande anxiété, mais aussi par la hausse du rendement des titres français.

Le rendement des obligations d'Etat françaises à 10 ans est passé d'environ 2,5% début octobre - un niveau historiquement très bas - à plus de 3,5% désormais, une hausse très rapide qui a provoqué une mise en garde de l'agence de notation Moody's sur le triple A de la France lundi, dans l'hypothèse où cette situation provoquerait à terme une hausse de la charge de la dette publique.

Ces niveaux élevés font dire à des économistes et des opérateurs que les marchés financiers agissent d'ores et déjà comme si la France avait perdu son triple A, la note maximale dont elle bénéficie auprès des trois principales agences de notation.

Le porte-parole de l'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'Etat, a déclaré lundi à Reuters que la France continuait de bénéficier de conditions de financement parmi les meilleures depuis la création de l'euro en 1999.

Il a précisé que le taux moyen de financement à moyen et long terme s'est établi à 2,78% sur les 11 premiers mois de 2011, le précédent plus bas remontant à 2010 (2,53%).

"Au troisième et quatrième trimestres, la France se finance à 2,43%, contre 3,11% au deuxième trimestre et 4,15 % pour la moyenne historique de 1998-2007" a précisé le porte-parole.

Jean-Baptiste Vey

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...